Vous détestez l’école ? Accrochez-vous à vos rêves !

Dunia Miralles
Écrivaine

En cette période de l’année, me saisit une terreur que je n’ai pas réussi à endiguer depuis la 3e année primaire. Actuellement, cela correspond à la 5e HarmoS.

J’étais une bonne élève, enthousiaste et assidue, jusqu’à ce que je croise une institutrice sadique. Dès cet instant, ma scolarité partit en sucette. J’allais à l’école à reculons, avec une boule au ventre. Quand j’y allais. Avec cette peau de vache, j’appris à schwentzer et à imiter la signature de ma mère au bas des mots excusant mon absentéisme.

Seule, je portais la honte et la culpabilité de tricher avec l’école, de mentir à mes parents et la peur obsessionnelle que cela se sache. De surcroît, cette maîtresse m’enseigna à détester mon anniversaire qui tombait toujours vers la rentrée. Cette date, généralement festive pour les enfants, devint synonyme de crise d’anxiété.

Toutefois, j’avais une passion. J’aimais lire et je me promis de devenir écrivaine. Ce n’était pas gagné d’avance. Dire que les sabotages de cette enseignante me jetèrent dans un chaos psychologique et scolaire qui m’éloignèrent des études, est un euphémisme. Ma scolarité obligatoire se solda par un échec si cuisant, que personne n’aurait pu prédire qu’un jour j’écrirais des articles pour des journaux, et moins encore des livres. Interdite de voie royale, je pris les chemins de traverse jusqu’à atteindre mon but.

Et, si j’écris ce porte-plume, c’est pour encourager à s’accrocher à leurs rêves celles et ceux que la rentrée scolaire plonge dans l’angoisse. Parfois, il faut attendre que les crises passent pour envisager du meilleur. Il n’y a pas qu’un seul train, qu’un seul bateau qui mène où l’on désire aller. Parfois il faut voyager en radeau, en caisse à savon ou même sur les genoux, mais tout n’est pas forcément perdu si votre enfant ou vous-même paniquez en entendant le mot « école ».

 

A paraître cet automne : « Le baiser d’Anubia » (Torticolis et Frères) et « Le gouffre du Cafard » (BSN Press).

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