Le 1er Forum de la création d’entreprises et son Pitch’n’bar ont fait un carton. Bel enthousiasme.
Avec un parterre de 110 participants, le 1er Forum de la création d’entreprises a fait un carton jeudi 25 août dans l’espace Coworking situé dans le bâtiment de La Poste, sous l’impulsion de l’IFJ, fondation soutenant les jeunes entrepreneurs (50’000 sociétés crées par an en Suisse). La Ville, qui a convié ce Forum dans La Métropole horlogère, se frotte les mains devant le succès, ponctué en apothéose le soir par le Pithc’n’bar, concours de projets (voir ci-dessous).
Andreas Jurt, en charge avec Alessandro Arcieri du Service économique de la Ville, était carrément ému. « Il faut casser les codes, profiter des conditions cadres de La Chaux-de-Fonds pour réinventer l’écosystème », martèle-t-il. Son ambition : profiter de cette impulsion pour que La Chaux-de-Fonds devienne la référence de la création d’entreprises en Suisse, notre « WEF de Davos » à nous, souligne-t-il. « Le Davos des starts-up », a précisé un participant. Il faut dire qu’avec son ingénierie, ses écoles d’arts et d’ingénieurs, des entreprises de pointe dans le secteur du design et de l’innovation, la capitale des Montagnes neuchâteloises offre un terreau idéal.
L’organisateur Douglas Finazzi tablait sur 40 participants. Il est aussi ravi que les représentants de la Ville. Ce Neuchâtelois d’origine accompagne chaque année de nombreux entrepreneurs en herbe. « En 2021, notre institut a participé à la création de 3’200 nouvelles entreprises. Nous sommes des facilitateurs soucieux de donner des réponses concrètes via nos conseils sur notre site ».
Salem Abid, ingénieur en semi-conducteur dans une entreprise de Bienne est venu « chercher les bases en vue de créer ma société d’e-commerce ». Si les workshops proposés ont permis à plusieurs spécialistes de mettre en valeur leurs spécialités, plusieurs participants ont regretté l’absence d’interactivité, notamment par le biais de contacts avec des spécialistes du domaine ou de feed-back de ceux qui ont osé le grand saut de l’entrepreneuriat. Mais le plus important réside dans les liens que ce rendez-vous a permis de tisser et dans les bases qu’il a permis à de jeunes entrpreneurs-euses d’acquérir.
La pendule neuchâteloise gagne par K.-O. !
« Tour le monde la connait, mais plus personne n’en a une. On la réinvente et le monde se les arrachera ! ». Le topo de Marie-Aude Acker et Guillaume Syrex, deux anciens de Zenith, a remporté le Pitch’n’bar du soir qui a départagé les cinq projets finalistes. Leurs pendules neuchâteloises « redesignées », que les acheteurs peuvent « customiser » et même associer à l’œuvre d’une artiste avec le modèle « tableau », ont fait craquer les 130 spectateurs du Bar Cosmo. Voir fleurir des horloges murales neuchâteloises Keris dans le monde entier a séduit jury et spectateurs (applaudimètre). Un regret ? Que la marque ne soit pas établie dans les Montagnes…
Sur la 3e marche du podium, le réalisateur de film Robin Erard, qui appelle les sous-traitants horlogers de l’Arc jurassien à faire leur cinéma aussi en matière de petite reine. « Après une chute à vélo, j’ai attendu des mois un pignon de rechange de l’autre bout du monde ! Notre tissu industriel a tous les savoir-faire pour réaliser l’entier des composants d’un vélo. Et si un Suédois à le choix entre des pièces made in China ou Made in Switzerland, facile de savoir quel sera son choix ! On a là une diversification toute trouvée. »
Giovanni Sammali