Swatch Group : appels probables ?

Le Ô

Comme évoqué dans Le Ô, la prescription a pesé sur le verdict des trois prévenus accusés d’avoir arnaqué Swatch Group. Echappant ainsi à la prévention de corruption, ils ont été acquitté du chef de gestion déloyale, en dépit de comportements contraires aux intérêts de leur employeurs : le dommage n’est pas apparu certain aux yeux des juges.

La procureure avait requis quatre ans ferme contre le principal prévenu, et trois, dont un ferme, pour l’ex-responsable des achats de Tissot. Elle attend les considérants écrits pour décider d’un recours. Appel fort probable du côté de Swatch Group. Son avocat neuchâtelois Sven Engel a souligné la mise en péril que la magouille a fait peser sur l’approvisionnement de la marque. L’avocat a décortiqué au procès l’astucieuse combine. « Les collaborateurs indélicats imposaient aux fournisseurs de Tissot, en échange de colossales commandes, de s’approvisionner en glaces spahirs auprès d’un intermédiaire pratiquant des prix supérieurs à ceux du marché ».

Facile. Et indécelable : les sociétés montées tout exprès en Chine par les prévenus s’intercalaient dans le système, et empochaient la marge « excédentaire », pour en reverser la moitié aux prévenus. A la clé pour eux :13,2 millions de francs ! Swatch Group a évoqué par son avocat un dommage de 60 millions de francs.

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