Alexandre Balmer : « Je suis plus serein »

Justin Paroz

Il termine sa saison sur un magnifique 9e rang au Giro Del Veneto mercredi. Et se tourne déjà vers 2023.  

Neuvième ! C’est le super résultat obtenu par Alexandre Balmer ce mercredi au Giro Del Veneto en Italie. Il conclut en beauté sa première saison dans le peloton WorldTour. Mais il ne range pas tout de suite son vélo : il va encore courir en VTT dans une semaine en Grèce. Souvent poissard, avec nombre de soucis de santé, c’est en toute sérénité qu’il dresse le bilan d’une année riche en enseignements.   

 

On vous sent épanoui…

Oui, je me sens bien chez Bikeexchange. Chez FDJ, mon ancienne équipe, je me sentais mal à l’aise quand je demandais à participer à des courses de VTT. Ici, je suis soutenu et on m’a accordé d’emblée d’être absent de la route une partie de la saison. Les JO 2024 de Paris en VTT restent un objectif. Nous verrons si j’ai le niveau en 2023. J’ai aussi beaucoup appris sur le plan personnel. 

 

Expliquez-nous ?

Je suis plus calme et je me prends moins la tête avec l’entrainement et la nutrition. J’ai gagné en confiance et je crois en mon expérience. Je sais que si je m’entraine bien, pas besoin de stresser sur ma forme. Il faut éviter les extrêmes et le yo-yo que j’avais tendance à faire auparavant. Et une fois rentré de l’entrainement, penser aussi à autre chose qu’au vélo. J’ai aussi appris à gérer mes émotions. Rien ne sert de les combattre, je dois faire avec et me concentrer sur le moment. Chaque jour est une petite étape. Résultat : j’ai toujours plus de plaisir sur mon vélo. 

 

Et qu’y-a-t-il pour vous à côté du vélo ?

Avant je refaisais 50 fois le parcours dans ma tête avant les courses. Je ne sortais pas de ma chambre d’hôtel par peur de dépenser trop d’énergie. Aujourd’hui, je partage du temps avec mes coéquipiers. Boire un café sur une terrasse. Durant nos courses au Canada, nous sommes allés voir un match de football américain. Et ça va tout autant bien ! Dans mon temps libre, j’aime beaucoup lire et je viens de me mettre à l’italien. 

 

Si je vous dit 2023 ?

L’équipe aimerait me tester sur tous les terrains. Je ferai l’ouverture de la saison en février, puis les classiques ardennaises et peut-être un grand tour. Tout sera précisé d’ici décembre. A titre personnel, j’ai trois souhaits : un grand tour, les Strade Bianche – cette course me fait rêver – et le Tour de Romandie. Avec l’étape chaux-de-fonnière, sur mes routes d’entrainements, devant mes amis et ma famille, ce serait génial. Je me souviens, petit, avoir été impressionné par la tailles des bus et l’organisation des équipes, quand j’étais venu voir une arrivée sur le Pod. Cet émerveillement perdure toujours, même que je le vis de l’intérieur. 

Pas que le vélo : Alexandre Balmer pense aussi à s’amuser. (Photo : Luis Angel Gomez)
Pas que le vélo : Alexandre Balmer pense aussi à s’amuser. (Photo : Luis Angel Gomez)

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Etudiant à l’ECAL, il réalise 20300 BLUES dans sa ville. Un décor à ciel ouvert. Notre ville et son urbanisme horloger offrent des scènes