Escrime : la relève est là !

Justin Paroz

La Tchaux regorge de talents. Maitre d’armes de la Salle des Arêtes, Jordan Brandmeyer est fier de ses jeunes. 

Neel Widmer, Pauline Brunner, Pauline Heubi, Théo Brochard : la Salle d’escrime de La Chaux-de-Fonds (SECH) brille ! La relève est là, après les Michel Poffet (bronze par équipes aux JO 1976), ou encore les olympiens André Kuhn et Patrice Gaille, sans oublier la regrettée Isabelle Nussbaum. Ces jeunes ont à nouveau brillé le week-end dernier à Saint-Prex (VD) : Pauline Heubi 3e, Théo Brochard 2e et Neel Widmer 3e ! La capitale des Montagnes est de nouveau celle de l’escrime, dont elle avait organisé les très réussis mondiaux 1998 qui avaient réuni 1’200 athlètes de plus de 70 pays ! Interview avec Jordan Brandmeyer, maître d’armes de la SECH. 

 

Fier de cette relève ?

Assurément ! On obtient des excellents résultats au niveau national, mais aussi à l’international. Nous avons ici une bonne génération, et de manière générale, en Suisse, un très grand cru. Avec le travail on a su construire des bases solides, et ça paie. Pauline Heubi a par exemple décroché trois podiums internationaux avec l’équipe de Suisse l’an passé. Ces jeunes ont de l’avenir et des ambitions. Nous n’en parlons pas souvent, mais je sais que certains rêvent secrètement des Jeux de Paris. Ils ont les moyens d’y arriver ; par équipe ou en individuel. 

 

La SECH championne de la formation ?

On peut le penser au vu des résultats ! Dire qu’on est les meilleurs serait prétentieux. Mais on peut souligner que Pauline Heubi et Théo Brochard sont 2es du classement national M20, et Neel Widmer 5e. Et chez les séniors, Pauline Brunner est aussi 2e. Ça n’arrive pas par magie : ils travaillent à fond. Ça m’avait d’ailleurs surpris quand je suis arrivé en 2021. La porte de la salle était ouverte, et les jeunes étaient déjà en train de faire du renforcement musculaire. Je n’avais vu ça nulle part ailleurs ! Avec cette mentalité et cette dévotion pour l’escrime, c’est sûr, ils vont y arriver ! On travaille aussi main dans la main avec la fédération et l’entraîneur national. Nos meilleurs jeunes s’entraînent aux côtés des plus grands, avec des expériences olympiques. 

 

Comment entretient-on une telle pépinière de talents ?

Beaucoup d’entraînements : 3 à 4 fois par semaine, en plus de cours individuels axés sur la technique, le physique et la stratégie. Oui, il y a beaucoup de stratégie dans l’escrime. On organise aussi un tournoi interne : La coupe Toubib, qui oppose des équipes de deux, composées d’un grand et d’un petit du club. À la dernière édition, le plus jeune du club s’est retrouvé avec Théo Brochard, ça motive ! Nous proposons de plus des initiations pour toucher le plus de monde. L’an passé, 20 classes sont venues découvrir notre sport. Certains ne connaissaient pas ce sport et ça leur a plu. Dénicher des futurs talents permet de poursuivre sur notre belle lancée.

(de g. à dr.) Théo Brochard, Neel Widmer, Jordan Brandmeyer et Pauline Heubi, au Uhlmann Fencing Challenge à Bienne. (photo SECH)
(de g. à dr.) Théo Brochard, Neel Widmer, Jordan Brandmeyer et Pauline Heubi, au Uhlmann Fencing Challenge à Bienne. (photo SECH)

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Etudiant à l’ECAL, il réalise 20300 BLUES dans sa ville. Un décor à ciel ouvert. Notre ville et son urbanisme horloger offrent des scènes