Pour ses 20 ans, le Zap Théâtre fait la fête aux quinquas

Giovanni Sammali

La joyeuse équipe de la petite salle chaux-de-fonnière lance sa saison avec une création pour…  les oubliés des castings. Dans l’esprit du lieu : pour passer un bon moment, sans prise de tête.

C’est une saison particulière qui s’ouvre jeudi prochain 27 octobre  au Zap Théâtre, la petite salle chaux-de-fonnière lovée rue Numa-Droz 137. La joyeuse équipe réunie autour de Baptiste et Cathy Adatte a été lancée il y a 20 ans. Et ça se fête ! Pour lancer les célébrations, une pièce signée par l’auteure maison Isabelle Perregaux fera la part belle aux quinquas. « Une création en première mondiale », rigole la libraire qui écrit, crée et joue au Zap pour le plaisir. Sa nouvelle comédie est adaptée et mise en scène par Alain Jacot.

Si elle a dédié sa nouvelle comédie aux quinquagénaires, c’est… en connaissance de cause. « Il n’y a plus de place sur les planches pour des comédiens d’âge médian ! Les pièces et les castings sont soit pour les jeunes premiers-ères pim-pant-e-s, soit pour les vieillards. Mais pas pour les âges canoniques comme les nôtres. Au fait… je me rends compte qu’on est plusieurs à être au moins quinquas ! »

La trame de l’histoire : un 50e anniversaire fêté par cinq ami-e-s qui s’étaient perdu-e-s de vue dans un chalet isolé en montagne. Cinq personnages, des quiproquos et des retrouvailles pour une fête où les choses ne se passent pas comme prévu. « Il y a aussi des moments en musique dans ce burlesque, dans le plus pur esprit du Zap : passer un bon moment, sans prise de tête, et en toute convivialité ».

Le public, fidèle, apprécie. « Dans l’après-Covid, on l’a ressenti notamment avec le spectacle de Thierry Meury, les gens ont envie de sortir, de se retrouver, de passer ensuite un moment au bar pour échanger avec les artistes ».

 

« Le Ô, génial petit journal ! »
Reste que faire (re)venir les spectateurs demeure un défi. « Nous avons nos fans, mais on veut toujours élargir, faire connaitre au public l’offre alternative que représente le Zap Théâtre. Il faut de la diversité dans l’offre théâtrale. Dans le registre du vaudeville et du burlesque qu’on s’attache à traiter de façon intelligente, en finesse, en évitant la vulgarité. Mais faire rire n’est pas facile. C’est plus facile de faire pleurer ! », sourit l’auteure, qui compte une petite dizaine de pièces à son tableau.

Impossible de lui soutirer un des gags de sa pièce : « On veut garder au maximum l’effet de surprise. C’est aussi pour ça qu’on diffuse aussi peu de photos ! » 

Il faut pourtant faire sa promotion. « On a peu de budget, alors, on bouge, on envoie des mails tous azimuts… A cet égard, un article de presse comme celui-ci reste précieux. Et à ce titre, Le Ô est un génial petit journal, qui offre de précieux reflets de la richesse de la vie culturelle des Montagnes ».

 

 

Le programme des 20 ans du Zap

Après les Cancans des quincas (27 octobre au 31 décembre), le programme des 20 ans du Zap Théâtre enchaînera avec son duo fétiche Pierre Miserez – Baptiste Adatte dans un texte signé par Thierry Meury.

La cerise sur cette saison anniversaire ? « Des Mercredi découvertes en mars 2023. Trois soirées sont programmées. Pour exploiter le lieu, pour permettre à de jeunes artistes romand-e-s de se produire sur scène. Nous aurons notamment, l’humoriste magicien Tiziano, que notre public a déjà pu voir en ouverture d’un spectacle », souligne Isabelle Perregaux.

La fin de la saison sera marquée par le traditionnel accueil de la Compagnie du Passage, qui avait joué l’an passé Roméo hait Juliette.

La joyeuse équipe du Zap (de g. à dr. depuis le Ô) : Alain Jacot, Baptiste Adatte, Laurent Abbet, Maxime Thomas, puis Clelia Granata, Isabelle Perregaux, Cathy Adatte, Morgane Marchand. (Photo : Zap Théâtre)
La joyeuse équipe du Zap (de g. à dr. depuis le Ô) : Alain Jacot, Baptiste Adatte, Laurent Abbet, Maxime Thomas, puis Clelia Granata, Isabelle Perregaux, Cathy Adatte, Morgane Marchand. (Photo : Zap Théâtre)

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Etudiant à l’ECAL, il réalise 20300 BLUES dans sa ville. Un décor à ciel ouvert. Notre ville et son urbanisme horloger offrent des scènes