Le peintre amateur Jean-Luc Sahli, admirateur inconditionnel de Blaise Cendrars, Fréderic Sauser de son vrai nom, est venu rendre visite à la rédaction du Ô. Pour discuter de l’auteur avec lequel il partage une vie faite de ruptures, de déracinements et de résurrection. « Ici je suis de trop, partout et toujours, et donc toujours déjà sur le départ ». « Cette citation de Cendrars c’est un peu moi, je vis à cheval entre ici et Winterthour, dans un constant malaise ».
Jean-Luc Sahli est venu avec sous le bras un tableau qui est sur son chevalet depuis 2016. « Mais des retouches doivent encore y être apportées, notamment au niveau de l’importance du nez de Cendrars
qui n’avait pas pour habitude de cracher dans le verre ! ».
Peindre Cendrars n’est pas un sésame…
Anecdote : « Je me suis fait interdire l’entrée du Musée des Beaux-Arts, le 24 février 2022. Quatre jours plus tôt, la guerre avait débuté en Ukraine et je cherchais du réconfort. Mais j’avais oublié mon porte-monnaie, et même en promettant de payer plus tard et en montrant mon œuvre de Cendrars sur mon portable, je suis resté à la porte ce qui m’a mis dans une belle colère ! ».
Passionné par les récits de l’auteur, cet artiste amateur est avant tout un portraitiste qui peint avec talent ses amis et connaissances. « L’important c’est de se sentir heureux, d’extérieure, la vie devient intérieure, son intensité reste la même et vous savez, c’est bizarre où le bonheur de vivre va parfois se nicher ». Une autre citation de Cendrars que Jean-Luc fait sienne.