La pluie fait céder la digue et la pompe à eau saute !

Jean-Pierre Molliet

Si le barrage du Châtelot m’était conté… (XIIe)

Fin 1950, un constat s’impose : quatre mois après le début des travaux, la construction du barrage du Châtelot a déjà un mois de retard sur le calendrier établi. La faute à la météo. Les pluies ont eu pour conséquence de rompre la digue construite pour détourner le lit de la rivière. L’emplacement qui est immergé paralyse les travaux.

 

Des soudures sautent !

Autre ennui: les soudures de la pompe à eau installée pour le remplissage des réservoirs ont sauté. L’installation qui provenait de l’armée américaine était à ce point rouillée intérieurement que les conduites et les robinets ont été obstrués.
Un certain mécontentement se manifeste chez les ouvriers. Le froid se fait sentir. Les chambres ne sont pas chauffées. Les améliorations promises se faisant désirer, certains quittent le chantier.

 

Quid de la navigation sur le futur lac

Alors que l’édification de l’ouvrage n’en est qu’à ses balbutiements, les autorités pensent déjà au futur, à savoir la navigation sur le lac qui sera aménagé dans trois ou quatre ans. L’étude prend comme point de départ le procès-verbal de la délimitation entre le territoire français et celui de la Principauté de Neuchâtel du 4 novembre 1824.

Par arrêté, le préfet du département du Doubs fixe le 11 octobre 1950 la circulation entre la France et la Suisse entre le Pont de Sobiey et le Saut-du-Doubs. Elle sera ouverte uniquement aux bateaux qui seront tenus de longer la berge des bassins et le barrage. « Le départ et l’arrivée des embarcations se feront en France obligatoirement ». (À suivre).

Fin 1950, un mois de retard déjà. Les pluies ont fait céder la digue pour détourner l’eau… (Photo : Jean-Pierre Molliet)
Fin 1950, un mois de retard déjà. Les pluies ont fait céder la digue pour détourner l’eau… (Photo : Jean-Pierre Molliet)

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