Emprunts FIFA : Le Locle a eu le nez creux

François Nussbaum

La réputation « sulfureuse » de la FIFA a rebuté la Mère commune

Genève, Lausanne, Fribourg, Berne, Winterthour, entre autres, ont eu recours aux prêts à court terme de la FIFA pour couvrir leurs dépenses urgentes. De même que le canton de Neuchâtel, son chef-lieu et La Chaux-de-Fonds. Et Le Locle? « Rien, pas un centime », répond calmement Claude Dubois, responsable des finances au Conseil communal. Pour le magistrat PLR, la réputation « sulfureuse » de la grande instance du football l’a d’emblée amené à écarter ce prêteur potentiel.

La question s’est évidemment posée, bien avant les critiques autour de la Coupe du monde au Qatar, organisée par la FIFA. D’autant que ces emprunts n’avaient rien d’illégal et que les conditions financières proposées étaient avantageuses. Mais, au sein du Département des finances de la Ville, « nous prenons parfois des décisions avec les tripes », explique Claude Dubois. « Là, nous avons senti qu’une polémique allait monter et nous avons renoncé. »

Comme toute collectivité publique, Le Locle doit faire face à des dépenses urgentes et contracter des emprunts à court terme. Mais les prêteurs ne manquent pas : Banque cantonale, PostFinance, UBS, etc. Ce qui permet de faire intervenir des critères éthiques et d’écarter certains débiteurs, comme les entreprises d’armements, pour préférer des caisses de pension, par exemple, note Claude Dubois. Concernant la FIFA, « je crois que nous avons bien fait », conclut-il.

Le Conseil communal loclois et Claude Dubois (3e depuis éa gauche) n’ont pas succombé aux offres proposées par la FIFA. (Photo: Ville Le Locle)
Le Conseil communal loclois et Claude Dubois (3e depuis éa gauche) n’ont pas succombé aux offres proposées par la FIFA. (Photo: Ville Le Locle)

Découvrez nos autres articles

La saison printanière débute en ville du Locle et aux Brenets. Les espaces publics se couvrent de terrasses, que ce soit sur la place