Simple, double ou triple vitrage : comment optimiser son logement

Justin Paroz

Les pertes d’énergie passent aussi par les fenêtres. Gare à choisir la bonne option pour ne pas voir sa facture de chauffage exploser

Avec les restrictions énergétiques, tout le monde a réduit la température de ses pièces. Mais avez-vous pensé à empêcher le chaud de sortir de votre logement ? Un vitrage pas adéquat peut engendrer des déperditions énergétique. Et on se passerait bien de payer pour chauffer son jardin !

« En général, les vitriers proposent de remplacer les fenêtres endommagées par les mêmes types de vitrages. Mais comme les gens ne savent pas toujours comment optimiser leur isolation, on propose des solutions pour faire au mieux en tenant compte des cadres de fenêtre existants », explique Gaël Bridy, vitrier chez Schleppy. Car il faut respecter l’épaisseur des cadres lorsqu’on souhaite rénover sa demeure : « Si on a du simple vitrage, on ne pourra pas installer du double sans devoir changer le cadre », explique-t-il. Malgré cette contrainte, il est possible de faire poser une couche isolante sur sa vitre. Pour les bâtiments inscrits au patrimoine, l’opération se complique : « On trouve généralement des doubles fenêtres, mais chacune avec un simple vitrage. Ce sont des gouffres énergétiques. Comme on n’a pas le droit de modifier cette disposition, en installant un double vitrage par exemple, il faudra alors jouer sur la composition du verre. » A noter qu’à La Chaux-de-Fonds, il faut déposer une demande avant de changer une fenêtre.

 

Couche anti-solaire

Pour être cohérent, il faut par contre regarder le degré d’isolation de ses murs et cadres de fenêtres avant de changer une vitre. « Sinon ça ne vaut pas la peine ! Pour les nouvelles constructions, la question ne se pose pas, puisqu’il est obligatoire d’avoir un minimum d’isolation, mais pour les plus anciennes, il faudra commencer par isoler la façade. »

Et entre du double et du triple vitrage ? « Il faut regarder le coefficient de transmission thermique U. Plus cette valeur est basse, moins il y aura d’énergie qui passera à travers. Les nouveaux triples peuvent descendre jusqu’à 0,4, tandis que pour un double, on est aux alentours de 1,2 (W/m2). » Mais ces derniers valent parfois certains triples sans plus-value. « Tout dépend de la composition du verre, de la couche basse émissivité – une couche métallique, déposée sous vide et bloquant une partie du transfert de chaleur par rayonnement –, et de l’épaisseur et du type des gaz qu’on va mettre entre les différentes couches de verres : du krypton ou de l’argon, qui sont des mauvais conducteurs. De manière général, si on a déjà un bon double vitrage, il n’y a pas de raison de changer. » À cette panoplie d’options, s’ajoute encore les couches anti-solaires avec un aspect réfléchissant et absorbant. « On peut ainsi choisir, ou pas, de bloquer l’entrée de chaleur provenant du soleil. Et même de la rejeter si la pièce est déjà assez chaude. » Pour les petits budgets, un film peut-être déposé sur ses propres verres. « Autrement, il existe aussi des verres qui se teintent automatiquement au contact du soleil, mais le prix est élevé. »

Justement, parlons prix : « C’est difficile d’en donner car rien n’est standard. Pour donner un ordre de grandeur, un triple vitrage coûte 50% de plus que du double. Mais sur la durée, avoir une bonne isolation avec ses fenêtres est rentable », analyse-t-il. Et d’autant plus avec les hivers à 1000m !

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Varier ses types de vitres, en fonction de l’exposition de sa façade, est une option. (Photo : mm)
Varier ses types de vitres, en fonction de l’exposition de sa façade, est une option. (Photo : mm)

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