Le Ô propose un portrait par parti. C’est… parti, avec Alexis Maire
Alexis Maire, conseiller financier, 34 ans, un enfant de 1 ½ an. Oui, le fils de… « Monika et Jacques-André. Les gens ne font pas toujours le rapprochement. » Un maman ministre cantonale et un papa conseiller national, ça vous pose un candidat. Sauf que c’est dans le parti concurrent : PLR et pas PS ! « On parlait politique à la maison. Très vite, j’ai eu une vision plus axée sur le côté “méritant” ». Celui qui travaille mérite du soutien. Mais on ne peut pas aider tout le monde gratuitement. Mes parents ont une approche plus humaniste. »
– Si on vous dit… dérèglement du climat ?
– Une réalité. Comme tout être vivant, on doit s’adapter et le limiter au maximum. Je suis pour la piste de la responsabilité individuelle. Que chacun·e fasse des efforts sur son espace sans que l’état intervienne pour tout. Ma voiture ? Assez confortable : mon travail me fait beaucoup rouler. Mais je prends peu l’avion, je trie et j’essaie de ne pas surconsommer. Ces efforts limitent l’impact et le gaspillage.
– Si on vous dit… décroissance ?
– Toute notre société s’arrêterait ! Selon moi, même l’État pour fonctionner exige de la croissance. Pour avoir de l’argent. La décroissance, oui, pour l’État ! Si c’est une vérité scientifique ? Je ne sais pas. On peut se maintenir au même niveau, mais si on n’avance pas, on recule. Le risque de foncer dans le mur ? Non, même la transition énergétique nécessite de la croissance pour répondre au besoin en nouvelles énergies.
– Si on vous dit… Lamal ?
– La réforme avance petit à petit. Or, il faut revoir l’entier du paquebot. Et pas avec cinq capitaines qui visent des directions différentes. Attention, le système n’est pas à jeter : personne ne meurt dans la rue ! Je serais pour un modèle alternatif, avec plus de responsabilité personnelle, une idée de mon parti qui me plaît. Franchise plus élevée, modèle plus contraignant, réexamen de ce qui est remboursé, des tarifs des médicaments, des médecins. On ne peut pas améliorer un seul point à la fois. Caisse unique ? Non. Une centralisation de plus. Ça ne fait que repousser le problème. Et pour moi, les coûts ne viennent pas du nombre de caisses.