Blaise Fivaz : « Pour relever les défis »

Giovanni Sammali

L’ancien chef de la sécurité publique est entré au « Centre » en 2016

Député au Grand Conseil, jeune retraité, Blaise Fivaz est une figure connue. Il a fait carrière dans la police locale, étant longtemps le chef de la sécurité publique de La Tchaux. Dès sa retraite, il entre au « Centre ». « Pour améliorer la marche de l’Etat, préserver le climat et mieux soutenir familles et retraités. Au Centre, on a deux initiatives pour égaliser les rentes et les impôts des couples mariés ou pas ».

– Si on vous dit… dérèglement du climat ?
– Un problème. Il faut que les gens se mobilisent : si chacun fait un effort, en économisant de l’énergie, on polluera déjà bien moins. Nou avons voté au Grand Conseil le Plan climat 2040. Des primes incitatives ? Pourquoi pas. Canton et Confédération doivent accentuer le soutien au solaire. En dotant chaque toit de panneaux, on réglerait déjà une partie du problème.

– Si on vous dit… décroissance ?
– Il y a surconsommation dans plein de domaines. On doit réfléchir à nos comportements… Avoir le réflexe de prendre train ou bus. Les fabricants tendent à faire des objets fragiles… Une loi pour obliger à faire du plus solide ? Je ne suis pas pour réglementer à tout va, mais s’il le faut pour opérer un déclic, alors oui, réglementons ! Mon mot-clé, comme je l’ai dit au Grand Conseil, c’est le respect. Chicklet crachée par terre ou mégot abandonné, ça ne va plus ! A chacun de faire un effort.

– Si on vous dit… Lamal ?
– Je suis assez à l’aise sur ce plan : le Centre a fait une récolte de signatures, pas pour limiter les primes à 10% du revenu, mais pour qu’on se mette autour de la table pour trouver où économiser. On prend trop de médicaments. On consulte trop vite. On en revient à la surconsommation… Mais attention, il ne faut pas que ça touche à la qualité des soins. Même les démunis doivent profiter des meilleurs soins. Ce qu’il faut soigner d’abord, c’est notre hygiène de vie et la malbouffe. Je ne suis pas riche, mais je ne mange presque plus que du bio ! Les grands distributeurs et leurs actionnaires doivent aussi faire un effort : ils ont de la marge pour permettre aux moins nantis de pouvoir s’acheter des mets sains.

Blaise Fivaz (Photo dr)
Blaise Fivaz (Photo dr)

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