Déclaration d’amour à une bibliothèque sweet home

Bernadette Richard

Chaleureuse, accueillante, la Bibiothèque de la ville du Locle existait avant la création du canton de Neuchâtel ! Née en 1830, elle a traversé le temps et la voilà plus vivante que jamais

« Au XIXe siècle, au Locle, trois grandes institutions diffusaient la connaissance, raconte Fabio Bestazzoni, le responsable de la Bibliothèque de la ville (et non directeur, comme il tient à le préciser) : la Feuille d’avis des Montagnes, les Girardet, libraires éditeurs et la Bibliothèque de la ville, seule rescapée de l’Histoire. »

Agréable surprise, la simplicité de l’accueil, on se croirait à la maison. Au premier étage, les livres, soigneusement alignés. Au second, une salle de lecture qui tient du salon familial : un secteur réservé aux passionnés de jeux vidéos, à visionner avant d’être empruntés, un autre destiné à l’écoute de bons vieux 33 tours, la plupart proposant de vraies découvertes. La presse est à disposition, et des ordinateurs pour le travail, les recherches personnelles. Il y a des dictionnaires, des livres d’art, mais « les plus usuels, précise le responsable du lieu, et une collection d’ouvrages consacrés à la mode ». Inattendue et bien fournie – don de Janick Nardin, costumière. Dans cet élégant salon, un choix de DVD : Fabio Bestazzoni est un cinéphile averti, qui créera à moyen terme un fonds de grands classiques du cinéma « avant que la fabrication des DVD s’arrête définitivement ». Car les amateurs de cinéma sont obligés de s’abonner à plusieurs plateformes s’ils veulent trouver les pellicules de leur choix. Les DVD assurent une forme de sauvegarde du 7e art.

À cet étage, comme il se doit au salon, les canapés sont confortables et, dans cet espace ouvert, une petite équipe (un plein temps, trois temps partiels de professionnels et un stagiaire) se veut avenante, prête à répondre aux questions des visiteurs des bibliothèque, médiathèque, fonds patrimonial (cartes postales et livres concernant la région, affiches, gravures, etc.) Les fonds spéciaux sous sous clé, mais disponibles, par exemple le fonds T. Combe (alias Adèle Huguenin), institutrice, militante féministe et écrivaine locloise, morte en 1933. Ou encore le fonds Oscar Tschirky, citoyen du cru, manager du célèbre hôtel new yorkais Waldorf-Astoria durant cinquante ans.

« Le livre est toujours essentiel »

Interrogé sur la mort annoncée du livre, Fabio Bestazzoni sourit et dément. « La période du COVID a été un moment difficile. Au début, les lecteurs ne pouvaient plus se déplacer. Nous avons organisé des livraisons à domicile. Après le COVID, le public est revenu. Nous constatons que le livre est toujours essentiel pour bon nombre de lecteurs qui passent leurs journées de travail devant un écran. La lecture d’un livre est un plaisir ancré en nous. Les prêts sont en augmentation. » Ainsi, trente mille documents sont sortis l’an dernier. À la bibliothèque du Locle, selon les occasions qui font le larron culturel, on reçoit des auteurs, des musiciens pour un concert. Des expositions sont organisées, des conférences et même des projections de films.

Et la littérature suisse ? « Les écrivains d’ici sont aussi importants pour nous que les auteurs français ou étrangers », affirme Fabio Bestazzoni, homme-orchestre de la bibliothèque (il participe à tous les boulots, comme ses deux bibliothécaires et le stagiaire). Ajoutons que les plantes vertes elles-mêmes, royales, semblent apprécier l’atmosphère de la bibliothèque sweet home, un lieu de rencontres très prisé des lecteurs.

Le Locle, Bibliothèque de la ville, Daniel-Jeanrichard 38

 

Le coin lecture, très prisé. (BVLL)
Fabio Bestazzoni et Regice Babo (en haut), avec Alizé Barzaghi et Milady Gurtner. (BVLL)
Fabio Bestazzoni et Regice Babo (en haut), avec Alizé Barzaghi et Milady Gurtner. (BVLL)

« Le livre est toujours essentiel »

Interrogé sur la mort annoncée du livre, Fabio Bestazzoni sourit et dément. « La période du COVID a été un moment difficile. Au début, les lecteurs ne pouvaient plus se déplacer. Nous avons organisé des livraisons à domicile. Après le COVID, le public est revenu. Nous constatons que le livre est toujours essentiel pour bon nombre de lecteurs qui passent leurs journées de travail devant un écran. La lecture d’un livre est un plaisir ancré en nous. Les prêts sont en augmentation. » Ainsi, trente mille documents sont sortis l’an dernier. À la bibliothèque du Locle, selon les occasions qui font le larron culturel, on reçoit des auteurs, des musiciens pour un concert. Des expositions sont organisées, des conférences et même des projections de films.

Et la littérature suisse ? « Les écrivains d’ici sont aussi importants pour nous que les auteurs français ou étrangers », affirme Fabio Bestazzoni, homme-orchestre de la bibliothèque (il participe à tous les boulots, comme ses deux bibliothécaires et le stagiaire). Ajoutons que les plantes vertes elles-mêmes, royales, semblent apprécier l’atmosphère de la bibliothèque sweet home, un lieu de rencontres très prisé des lecteurs.

Le Locle, Bibliothèque de la ville, Daniel-Jeanrichard 38

 

Le coin lecture, très prisé. (BVLL)

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