Un film d’horreur neuchâtelois va faire frissonner le Scala ce week-end

Par Kevin Vaucher

Sorti mi-octobre en avant-première au cinéma Colisée de Couvet, le film neuchâtelois Caroline Hills a été diffusé jusqu’à la fin du mois de novembre au Val-de-Travers. Plus de 1400 personnes se sont rendues dans la salle obscure vallonnière (soit environ 15 % de la population) pour s’offrir quelques frissons avant Noël. Ce gros succès le place tout en haut des projections qui ont le mieux marché cette année, devant de grandes productions étrangères. En pleine croissance, le « film vallonnier » s’ouvre désormais au reste du canton et sera diffusé ces 12 et 13 décembre au cinéma Scala de La Chaux-de-Fonds.

« Franchement, toute l’équipe de Jayel Films est ravie par ce succès incroyable. C’est au-dessus de nos attentes », réagit plein d’entrain le réalisateur José Luis Segura qui rappelle le fondement plus modeste du projet au passage : « L’ambition première était de pouvoir le diffuser au moins une petite fois dans un cinéma, là où tout film amateur rêve de terminer. On pensait que nos principaux spectateurs seraient nos familles et nos proches mais ça ne s’est pas passé comme ça », rigole-t-il.

Dans le top 3 des plus gros succès du cinéma Colisée
Petit à petit, l’équipe a été rejointe par des sponsors dans l’aventure et c’est toute une région qui s’est solidarisée autour du projet. « Ce qui était d’abord une curiosité dans l’esprit de la population s’est mué en adhésion. Tout part de la volonté de plus en plus de personnes à faire vivre ce film qui fait la part belle au Val-de-Travers et à la région neuchâteloise dans son ensemble. » Résultat ? Plus de 1400 personnes sont allées voir le rendu final au Colisée lors des 11 séances qui ont été organisées. D’après nos informations, cela en fait le plus gros succès 2025 du cinéma même si l’année n’est pas terminée. Plus prudent, le réalisateur évoque un potentiel top 3, en se frottant les yeux en constatant qu’il a battu des superproductions internationales tel Minecraft.

Sainte-Croix, Neuchâtel, La Chaux-de-Fonds et d’autres villes encore ?
Et maintenant ? Le film continue de gagner du terrain et va bousculer les frontières dans les semaines à venir en s’installant au Cinéma Royal de Sainte-Croix (16 janvier, en présence du réalisateur et des acteurs), à l’Apollo de Neuchâtel et au Scala de La Chaux-de-Fonds. Pour les deux grandes villes neuchâteloises, les séances sont programmées ce vendredi 12 décembre (20 h 15) et ce samedi 13 décembre sur le coup de 23H. Un horaire qui convient parfaitement à l’esprit du film d’horreur qui relate le road-trip de 3 amis universitaires confrontés à la légende urbaine d’une région qui serait marquée par l’apparition d’une entité maléfique tous les 66 ans.

Paysages vus de drone et traditions aussi à l’honneur
Si ce film est si populaire, c’est aussi parce qu’il accorde de la place aux paysages et autres richesses de la région : « La végétation, l’architecture et les lieux emblématiques sont notamment représentés sous différents angles dans cette création locale. Nous avons utilisé le drone pour survoler des endroits captivants comme le Creux-du-Van, les gorges de l’Areuse ou la cascade de Môtiers. » Après avoir vu le film, vous ne les verrez probablement jamais plus pareil. Certaines coutumes et traditions régionales sont aussi sublimées à travers les images comme les fontaines à absinthe cachées dans les forêts vallonnières ainsi que le bâtiment du Courrier du Val-de-Travers Hebdo qui reste l’un des plus vieux journaux encore en activité (1854). Bref, il se pourrait bien que vous frissonniez de plaisir aussi entre deux scènes d’épouvante. Avis aux amateurs et aux amatrices…

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