Musée du ski – Avec Serge et Jacqueline, ça farte !

Par Cédric Dupraz

Serge Wirth et Jacqueline Frey nous accueillent dans leur caverne d’Ali Baba. Sur les murs, une multitude de trésors témoignent de leur passion commune : le ski ! Des dizaines de paires de ski historiques côtoient bonnets, souliers, trophées, photos souvenirs et même du fart d’antan.

« À chaque compétition, je rapportais un souvenir », glisse Serge. Et des souvenirs, le couple n’en manque pas. « Nous nous sommes rencontrés lors de concours », raconte Jacqueline. « Serge sautait à ski, moi, je faisais du ski de fond. » Au début des années 1960, « les femmes qui faisaient de la compétition étaient vues comme des extraterrestres », précise la fondeuse. « À Saint-Moritz, les organisateurs avaient refusé de m’inscrire en raison de mon âge (réd : 17 ans à l’époque). Il a fallu l’intervention de mon père et de ses relations pour que je puisse finalement prendre le départ. » Et « l’enfant », comme on l’appelait à l’époque, a gagné ! Personnalité bien connue de la Mère commune, Serge a, pour sa part, marqué les belles années du saut à ski.

Quelque 20 000 spectateurs à la Combe-Girard
Imaginez : 20 000 spectateurs au tremplin de la Combe-Girard ! Une foule en liesse pour encourager ses héros. Il en fallait du courage. « Mon record en compétition : 144 mètres ! » Certes, le record mondial actuel culmine à 254 mètres, mais « nous n’avions pas la portance des combinaisons actuelles », rappelle le sauteur. C’est vrai, ces pionniers ont ouvert la voie. À l’époque, le moteur de cette équipe d’exception engagée dans des meetings internationaux s’appelle Francis Perret, un « entraîneur génial » qui avait su instaurer une saine concurrence et un véritable esprit de camaraderie. Plus tard, Serge écrira également les plus belles pages du FC Le Locle. Bref, pour nos concubins, ça glisse et ça farte ! Jacqueline et Serge ont parfaitement su faire glisser leur amour autour du sport et ça valait bien un musée.

 

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