Comme chaque année, la chorale et l’orchestre du lycée Blaise-Cendrars s’apprêtent à se donner en spectacle devant leur public. Pour cette cuvée 2026, les quelque 120 choristes et musiciens se sont donné l’objectif de faire mouvoir et s’émouvoir leur auditoire à travers leur show mOve. Pensé comme une immersion sonore et visuelle, il vise l’art total et la déconnexion des spectateurs du temps présent grâce à un mystérieux tour d’horloge promis à celles et ceux qui se déplaceront du 11 au 14 février au temple Farel de La Chaux-de-Fonds. Le compte à rebours est lancé…
Organiser un spectacle aussi ambitieux avec 120 intervenants, cela demande forcément un lieu en phase avec ces composantes : « Le temple Farel nous convient bien car il permet de choisir comment intégrer l’espace en modulant les bancs selon nos besoins », plante Raphaël Krajka qui dirige les opérations aux côtés de Caroline Lambert. Cette marge de manœuvre permet également de jouer sur des effets de surprise différents d’une édition à l’autre. « En plus, la plupart des choristes sont en 1ère année de lycée, ce qui donne une bonne dose de fraîcheur à la chorale. »
De la pop anglaise à la variété française
Du côté de l’orchestre, le roulement naturel assure aussi un renouvellement constant des musiciens et donc des instruments pour accompagner le chœur. « Pour le spectacle à venir, on a pu partir sur un mélange judicieux entre des titres récents de pop anglaise et des titres issus de la variété française. Quelques incursions dans le domaine classique sont aussi à prévoir. Et pour coller à l’orientation mouvante et dansante voulue cette année, une danseuse-chorégraphe apportera de la dynamique sur le plan visuel. » Justement, restons dans le visuel, vous nous promettez « un tour d’horloge » durant ces soirées, que voulez-vous dire par là ?
Un double mouvement : intérieur et extérieur
« Un tour d’horloge, c’est 60 minutes ! Tout passera par les jeux de lumières et différents tableaux préparés pour chaque chant. » Le but avoué est de faire vibrer le temple Farel en suivant le rythme d’un double mouvement : « L’art provoque toujours un double mouvement, intérieur et extérieur. Intérieur lorsqu’une énergie vient toucher le fond de notre être et extérieur quand elle nous interpelle, nous sort de notre quotidien et nous pousse à changer notre vision du monde. Au final, cela peut nous amener à l’éveil, la transe, l’émerveillement, le bien-être ou l’apaisement notamment. »
Cinq représentations – 200 places à disposition à chaque fois
Où le public sera-t-il emmené ? Mystère. En revanche, on sait qu’il s’annonce à nouveau nombreux cette année : « Nous avons 200 places à disposition et 5 représentations. Nous attendons donc un millier de personnes. Nous sommes sur cette même base depuis quelques années. Notre but n’est pas de faire du chiffre mais de sortir une partie du lycée de
ses murs le temps d’une expérience musicale. » Non, Raphaël ! Le temps d’un tour d’horloge plutôt…



























