Cette mercerie propose de la lingerie pour les femmes victimes de cancer du sein

Par Cédric Dupraz

Depuis plus de 30 ans, la mercerie du Locle est un concentré de pépites à découvrir ! Discrète, l’enseigne se situe à l’angle de la rue Marie-Anne-Calame. Elle est surtout une aventure humaine au service des autres.

L’histoire débute en 1992, dans un contexte économique marqué par les difficultés des années 1990. Francine Messerli vient alors de perdre son emploi. À ses côtés, Christine, 20 ans, est titulaire d’un diplôme de couturière. En réalité, pour elles, les planètes sont parfaitement alignées. Elles ouvrent une mercerie à la Grand-Rue avant de s’installer, six ans plus tard, au numéro 15 de Marie-Anne-Calame.

« C’est bon pour notre santé ! »
Passé la porte, le client ne peut qu’être subjugué par les étalages soigneusement organisés. D’ailleurs, inutile de leur demander combien d’articles s’y trouvent : Christine avoue ne pas le savoir. Une chose est sûre, il y en a des dizaines de milliers ! Plus de 1300 sortes de boutons, rubans, pelotes de laine, tissus, accessoires de couture et de tricot côtoient un vaste choix de bikinis ou de tankinis. « Le tricot ou le crochet reviennent à la mode. » Et ce n’est pas que bénéfique pour les affaires. « C’est bon pour notre santé ! Ces activités réduisent le stress et améliorent la concentration. » Au fil des années, la mercerie s’est forgé une solide réputation grâce à la qualité de ses conseils.

Humaine, à l’écoute, compréhensive et réconfortante
Elle est une référence en matière d’habillement et de lingerie féminine spécifique, notamment pour l’allaitement, la rétention d’eau ou les suites d’un cancer du sein. En Suisse, 6500 nouveaux cas de cette maladie sont diagnostiqués chaque année, et un dépistage précoce reste déterminant. Les produits médicaux sont, pour la plupart, pris en charge par la LAMal ou l’assurance-invalidité. « Nous offrons aussi des retouches sur mesure. » Et surtout, de l’écoute, du réconfort, et parfois même un peu de patience financière : « Il nous arrive de faire crédit, le temps que les indemnités arrivent. » À la mercerie du Locle, on vient pour un bouton, on repart souvent avec un morceau de « trésor », de la chaleur humaine… Et parfois l’envie de ressortir ses aiguilles à tricoter.

 

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