Denis Hochstrasser : Médecin et professeur de médecine touché par Parkinson

Kevin Vaucher

Denis Hochstrasser, c’est l’histoire d’un homme brillant. Un homme confortablement installé dans ses costumes de professeur et de médecin. Mais c’est aussi l’histoire de la vulnérabilité face à la maladie. Personne n’est à l’abri, même pas un homme comme lui ! Car son histoire à lui, c’est aussi celle d’un tsunami : l’annonce de sa maladie de Parkinson. Boum, bam, bim ! Le fracas émotionnel de cette « catastrophe naturelle » est assourdissant. Le voilà maintenant aussi dans la peau d’un patient.

Une catastrophe naturelle et intime

« Le verdict est tombé ! Avec mon épouse, on s’y attendait tous les deux mais on se le cachait mutuellement pour ne pas inquiéter l’autre. Ayant presque atteint l’âge de la retraite, nous avions de nombreux projets à vivre à deux. » Mais d’un seul coup « il n’était plus question de faire des projets au-delà des six mois suivants. Il fallait désormais juste tenter de faire de chaque jour une nouvelle et belle histoire si possible. » Denis Hochstrasser vit alors une catastrophe intime qui le change intérieurement et extérieurement. Mais rapidement, l’homme reprend pied et il va tout essayer pour trouver comment apprivoiser et gérer la maladie de Parkinson. C’est d’ailleurs le titre de son livre, disponible à la vente au prix d’une douzaine de francs.

 

Le potentiel thérapeutique du microbiote intestinal

Le scientifique cherche des solutions ! D’abord pour lui mais aussi pour les autres. En effet, le fait qu’un scientifique de ce rang soit victime de cette maladie et mobilise toutes ses compétences sur le sujet va s’avérer être une véritable « aubaine » en termes de connaissances. Le « médecin-patient » fait des avancées très importantes qui permet de placer Parkinson dans la catégorie des maladies entéro-neurologiques. Il révèle que le microbiote intestinal couve un incroyable potentiel thérapeutique. Améliorer sa qualité permettrait d’agir positivement sur la maladie. Sans se substituer pour autant aux médicaments, il s’avère aussi que des facteurs comme la nutrition, l’exercice physique et la phytothérapie offrent des leviers pour mieux vivre Parkinson. Molière avait marqué l’histoire avec son Médecin malgré lui, Denis Hochstrasser s’inscrit dans cette belle lignée sous les traits du « patient malgré lui » (dans son domaine).

Conférence au Club 44 ce jeudi 19 février (20h15)

Denis Hochstrasser est professeur émérite à l’Université de Genève. Il en était vice-recteur auparavant et plus particulièrement en charge du Campus Biotech, du lien entre l’université et les hôpitaux, de la santé personnalisée ainsi que du secteur des technologies de l’information et de la communication. Sans être exhaustif, précisons aussi qu’il a également été président du département « génétique, médecine de laboratoire et pathologie » de l’Hôpital universitaire de Genève jusqu’à fin 2017. Il est l’un des fondateurs de Bioinformatique, du centre suisse de toxicologie humaine appliquée et de la fondation Biobank suisse. Ses recherches se sont concentrées sur la découverte de biomarqueurs cliniques dans les maladies du cerveau du pancréas et du rein notamment. Il a publié plus de 250 articles scientifiques et sera présent ce jeudi 19 février, pour une conférence attendue au Club 44.

Photo : Club 44
Photo : Club 44

Conférence au Club 44 ce jeudi 19 février (20h15)

Denis Hochstrasser est professeur émérite à l’Université de Genève. Il en était vice-recteur auparavant et plus particulièrement en charge du Campus Biotech, du lien entre l’université et les hôpitaux, de la santé personnalisée ainsi que du secteur des technologies de l’information et de la communication. Sans être exhaustif, précisons aussi qu’il a également été président du département « génétique, médecine de laboratoire et pathologie » de l’Hôpital universitaire de Genève jusqu’à fin 2017. Il est l’un des fondateurs de Bioinformatique, du centre suisse de toxicologie humaine appliquée et de la fondation Biobank suisse. Ses recherches se sont concentrées sur la découverte de biomarqueurs cliniques dans les maladies du cerveau du pancréas et du rein notamment. Il a publié plus de 250 articles scientifiques et sera présent ce jeudi 19 février, pour une conférence attendue au Club 44.

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