Des quais aux Éplatures, il y a quelque chose qui m’aurait échappé êtes-vous sûrement en train de vous dire… Non rassurez-vous. Sur les quais est le nom de la nouvelle poissonnerie qui s’est installée dans le centre commercial des Éplatures. Son patron Manuel Porchia est l’unique poissonnier du haut du canton et tient déjà un commerce du même type au marché couvert Hall’Titude. Le fort passage de clientèle et les 400 places du parking l’ont incité à ouvrir cette 2e succursale. L’avenir de sa présence au centre-ville est en revanche incertain.
Au centre commercial des Éplatures, cet emplacement est un repère bien connu des consommateurs. Un peu comme un phare qui guide les pêcheurs dans un port. Bien loin du monde aquatique, cet emplacement commercial faisait la part belle à la « terre » puisque c’est la boucherie de la Prairie qui battait pavillon avant que Manuel Porchia y mette pied à terre avec sa poissonnerie, le 4 février dernier. Mais que tous les « amphibiens » du Haut se rassurent : le poissonnier a gardé un petit assortiment de viandes de son prédécesseur boucher. Vous trouvez donc aussi bien des produits de la mer que de beaux morceaux de « barbaque » Sur les quais.
L’occasion fait… le poissonnier !
« Les ventes de poisson sont très aléatoires dans les Montagnes. Elles dépendent de nombreux facteurs dont les saisons. C’était important pour moi de penser à la clientèle et de garder un assortiment de viandes dans mes vitrines », évoque Manuel Porchia. L’opportunité d’installer son poisson dans ce centre commercial s’est présentée à l’improviste et il a dû donner une réponse rapidement : « J’ai bien compris que le boucher souhaitait que l’accord tombe le plus vite possible. Cela n’a pas été un problème car c’est un lieu qui attire énormément de passage et beaucoup de Loclois notamment. » C’est aussi une façon pour lui de prendre les devants face à une situation commerciale qu’il juge moins reluisante au centre-ville où il tient aussi boutique.
Situation commerciale plus compliquée au centre-ville
« La volonté politique est d’avoir de moins en moins de voitures en ville. Il y a donc de moins en moins de places pour parquer. Les clients me disent parfois qu’ils ont tourné 2 à 3 fois et qu’ils sont repartis sans faire de courses car ils n’ont pas pu se parquer. Ce constat est valable pour tous les commerçants. » Ce problème ne se pose pas aux Éplatures qui offrent 400 emplacements pour faire reposer son véhicule le temps de faire ses achats. Pour maintenir l’attrait du centre commercial, loin du centre-ville, il lui a été demandé d’ouvrir rapidement son nouveau point de vente. « Un petit coup de peinture ici ou là, un focus sur la déco et on déposait déjà nos produits en vitrine. Tout a été fait en à peine un mois. »
Un arrivage quotidien, de Suisse et de l’étranger
Les produits proposés sont les mêmes qu’à Hall’Titude. Manuel Porchia étoffe ses étals grâce à deux importateurs situés à Bâle. « On a des poissons suisses bien sûr mais aussi de différents autres pays afin d’assurer un arrivage tous les jours, du mardi au samedi (le magasin est aussi ouvert le lundi). » Le patron navigue entre ses deux points de vente tout en gérant en même temps une autre entreprise active dans la restauration. « Les premiers signaux sont positifs car on s’aperçoit que la clientèle des Éplatures et d’Hall’Titude n’est pas la même. » De quoi envisager de maintenir ses deux points de vente ? « Dans l’absolu, c’est effectivement mon objectif. Mais je ne le ferai pas à n’importe quel prix. Je pense notamment au loyer élevé et toujours à ce problème de manque de places de parc au centre-ville. » L’air est semble-t-il définitivement plus pur Sur les quais des Éplatures.





























