Petit à petit, Le Ô fait son nid dans les Montagnes neuchâteloises et même au-delà grâce à notre site Internet (Le-O.ch) et nos réseaux sociaux de plus en plus massivement suivis. Né le 25 février 2022, votre journal entre déjà dans sa 5e année de rayonnement. Apprécié et reconnu en tant que « voix des Montagnes », il vise à confirmer son statut de média lu et attendu par le lectorat. On fait le point sur les défis actuels et à venir avec son éditeur et fondateur Anthony Picard.
– Anthony Picard, l’année 2026 est charnière pour votre journal qui se dirige gentiment mais sûrement vers La Chaux-de-Fonds Capitale culturelle suisse 2027. Une belle occasion pour servir encore une fois de lien entre la population et la vie régionale ?
– Nous entrons dans notre 5e année nourris d’expériences prometteuses. Informer et divertir, avec comme priorité l’actu des Montagnes, est au cœur du défi que nous relevons dans le format papier, sur Le-O.ch et au travers nos réseaux sociaux, vous l’avez dit. La santé du Ô est bonne et va en s’améliorant. Après la période de lancement, nous investissons dans notre consolidation qui passe par la couverture encore plus vaste des petits et des grands moments qui font vivre la région. La Chaux-de-Fonds Capitale culturelle suisse 2027 sera un de ces événements retentissants pour la Suisse qui doit résonner dans toute la région pour être une réussite. Le Ô espère bien jouer le rôle de caisse de résonnance qui fait son succès !
– On a vu pas mal de nouvelles rubriques faire leur apparition depuis une année. Des portraits, des enquêtes, des bonnes adresses et même une chasse au trésor. Proposer
du contenu local, de l’investigation et des services à la population, c’est la nouvelle marque de fabrique du Ô ?
– L’objectif est de donner envie de lire et de partager Le Ô avec l’entourage grâce à des contenus variés qui expriment la diversité des Montagnes. Notre ligne éditoriale est simple et exigeante et consiste à traiter un maximum de sujets locaux avec une grande rigueur journalistique. Autour de l’actualité économique, politique, culturelle et sportive, notre rédacteur en chef dispose d’une carte blanche pour élaborer de nouvelles rubriques. En qualité d’éditeur, il m’arrive de donner mon avis mais c’est à l’équipe de rédaction que revient la responsabilité de démarquer le titre auprès du lectorat.
– Quels sont vos défis et futurs développements pour faire grandir encore un peu plus Le Ô ? Le média a largement élargi sa zone de diffusion et gagne du terrain constamment. Est-ce que cela va continuer ?
– Au risque de me répéter, le principal défi est d’arriver à couvrir les coûts d’impression et de distribution postale. Du moment que l’aide à la presse est refusée aux journaux non-adressés, joindre les deux bouts repose sur la fidélité de nos annonceurs, sur des partenariats avec les entreprises, sur des privés qui parrainent Le Ô et sur le soutien libre de plusieurs communes. Après La Brévine et Le Cerneux-Péquignot, nous étendre au reste des villages de la région des Montagnes est d’actualité mais cette volonté doit se concrétiser avec les communes.
– Près de 30 000 exemplaires, ça pèse sérieusement. Le Ô parvient-il à capitaliser sur cette force de frappe au niveau du soutien des annonceurs pour faire vivre un journal 100 % gratuit ?
– Près de 55 000 lecteurs potentiels, c’est énorme ! Pour asseoir notre notoriété, nous devons rester bons dans le choix des sujets pour que les citoyennes et citoyens nous lisent. Avec la patience, c’est la recette du succès pour inciter commerçants et entreprises à publier leurs annonces. S’agissant de la bonne formule, je l’imagine reposant sur un PPP (partenariat public-privé) qui offrirait l’avantage de mêler l’information des communes avec l’actualité. Un média jouant le rôle de couteau suisse, qui divertit tout en véhiculant des contenus officiels, une formule qui éviterait le gaspillage.
– Si vous aviez un souhait à réaliser en 2026 ou plus tard, dans 5 ans par exemple, ce serait lequel ?
– À titre personnel, de continuer de m’épanouir. À titre professionnel, de mériter le respect de mes équipes et pour Le Ô, de gagner le pari d’en faire un média lu et attendu !



























