Après 5 semaines de quêtes, d’énigmes, de doutes, d’abnégation, d’excitation et de joies, la chasse aux trésors du Ô a pris fin l’après-midi du 7 mars dans un nouveau flot d’émotions ! C’est en famille que le dernier survivant a participé à un sprint final effréné à travers La Chaux-de-Fonds, sans savoir s’il avait trouvé le bon code ni s’il allait trouver l’endroit où reposait le fameux coffre au trésor. Dans cet ultime shot d’adrénaline, nous lui avons posé une dernière énigme sur la place du Marché en lui offrant 20 minutes pour arriver jusqu’au trésor.
Le succès de cette chasse au trésor a été énorme (se propageant même sur le bas du canton) et il fallait un « final » à la hauteur pour boucler la boucle de cette première édition « sur les traces du trésor de la famille Blanc ». Pour rappel, la légende dit que ce trésor familial se passait de génération en génération jusqu’à ce qu’une brouille familiale entre les 5 enfants de la
7e génération pousse le patriarche à ne dévoiler qu’un seul chiffre du code secret qui protège le butin à chacun de ses 5 enfants. Son but : qu’ils se réconcilient afin de pouvoir y accéder. Mais rien n’y a fait et ils sont morts en enterrant avec eux le fameux code. Le bien familial était donc condamné… Mais non ! Le père de famille avait tout prévu. « S’ils n’arrivent pas à se réconcilier, le trésor de la famille Blanc doit revenir à la population. »
Le code déchiffré, restait encore à localiser le trésor…
Il a ainsi imaginé 5 énigmes à décrypter pour identifier les 5 chiffres du code. Chose que de très nombreux habitants du Haut ont pu faire grâce au Ô, qui a mis la main sur cette histoire dans un vieux carnet. Une fois le bon (ou le mauvais) code trouvé par vos soins, encore fallait-il localiser l’endroit du butin. Augusto Pacheco a été tiré au sort et il est venu à notre rencontre samedi passé dans ce but ultime. Arrivé à la place du Marché avec sa femme Marisa et ses enfants Valentina et Rafael, le Chaux-de-Fonnier d’origine portugaise de 42 ans (arrivé dans les Montagne à l’âge de 4 ans) a vécu une dernière surprise : vous avez 20 minutes pour trouver le trésor. Si vous avez besoin d’un indice supplémentaire, il vous en coûtera 2 minutes de pénalité sur le chrono. L’aventure était donc loin d’être terminée…
Immersion au cœur de l’ultime chasse réalisée en famille.
Après avoir écouté l’énigme, Augusto et sa famille ont mis du temps à cogiter. « Et si on parlait d’Emmaüs », questionna Rafael. « Ça fait un peu loin pour y aller à pied », répondit son papa. « Tout dépend de votre cardio », répliquai-je un brin joueur. « Ahlala, le temps qui s’écoule met vraiment une grosse pression. Allez, on demande un indice supplémentaire. » Nous leur dévoilons alors l’indice du grenier (voir ci-contre). Et là, ça a fait tilt au bout de 30 secondes : « La rue du
Grenier ou dans un grenier ? » Malheureusement, je ne peux pas vous aider…
Sur la façade de l’immeuble, une date : 1895 !
Pendant que la famille se mettait finalement en marche vers la rue du Grenier, la maman Marisa a eu une illumination : « Les Meubles Leitenberg, c’est à la rue du Grenier, non ? » « Oui, oui, c’est juste », répliquait son mari. La famille s’est alors mise à courir à travers la ville. Pendant que j’arrêtais quelques voitures pour qu’ils puissent traverser, on croisait des piétons amusés par la situation. Tout à coup, Rafael aperçoit la date 1895 sur la façade : « 1895, ça ressemble beaucoup au code 18950, non ? » Bien vu jeune homme ! « On peut rentrer ? » Mais allez-y, le magasin est ouvert de 9 h à 16 h 30 non-stop le samedi.
Ça chauffe près du vieil établi d’époque
À l’intérieur, Bertrand et Brigitte Leitenberg sont là pour les accueillir. Tiens, il y a aussi Cédric Berruex, le propriétaire de la marque de montres White Star, fondée en… 1895 aussi par Henri Weiss (en lien avec la famille Blanc peut-être ?) « Les parties les plus historiques du magasin se trouvent à cet étage et en-dessous », aiguillonne Brigitte. « Deux ici et 2 en bas », ordonne gentiment le jeune Rafael. Au bout de 2 minutes de recherche infructueuse, les 4 membres de la famille se retrouvent au sous-sol. Rafael se dirige vers le vieil établi d’époque présenté en magasin. Ça chauffe… « Je l’ai trouvé », explose alors Rafael sous les applaudissements. Reste à mettre le code dans le cadenas. Est-ce que c’est le bon ?
Le code est-il le bon ? Fin du suspense dans 5, 4, 3, 2, 1…
Clic, clic, clic… 18950 ! Suspense. Le cadenas va-t-il s’ouvrir ? Ouiiiiii, c’est tout bon, toutes nos félicitations. On arrête le chrono. Jolie performance pour Augusto (qui travaille dans le domaine de l’horlogerie) et les siens qui ont mis la main sur le trésor en 9 minutes et 16 secondes + les 2 minutes de pénalité pour l’indice, soit 11’16’’. À l’intérieur du coffre, la pièce centrale du trésor est une montre White Star Unigrafic Astralis, limitée à 200 exemplaires. Imaginé en 1958, ce modèle a été réinterprété en 2024 à la suite de la reprise de la marque par Cédric Berruex. Valeur : près de 2000 francs. Spécificités : son boîtier et son fond en acier 904 L de haute qualité ainsi que son cadran métallisé noir constellé d’étoiles scintillantes dans la nuit. Une montre poétique, glamour, élégante et assurément unique.
Quand un indice saute aux yeux au moment de la photo finale
Au moment d’immortaliser le moment devant le logo White Star, Rafael a une ultime illumination : « Eh, regardez, il y avait ce même logo sur la « une » du journal Le Ô lors du lancement de la chasse au trésor… » Quel œil ! C’était effectivement le premier indice glissé dans Le Ô sous forme visuelle. Conseil du jour : gardez les yeux ouverts dans les mois à venir car Le Ô n’est jamais à court de surprises. Lisez bien cet article et gardez-le à l’esprit, il pourrait vous offrir une longueur d’avance le jour J et à l’heure H…





























