Au sujet du cercle scolaire du Locle (CSLL), la publication des propos de Thierry Hild dans notre article du 13 mars 2026 (intitulé Devant la polémique, les langues se délient) a suscité de vives réactions dont celle de Mme Françoise Casciotta, par son mandataire. Nous avons appris, de sources sûres et par la consultation de certains documents, que les propos de l’ex-directeur adjoint ne reflèteraient pas la situation telle qu’elle prévalait au sein du CSLL avant le licenciement de la directrice. L’intervention de l’ex-directeur adjoint, aujourd’hui retraité, a d’autant plus fait réagir que les dires de ce dernier nuisent à la réputation professionnelle de la directrice.
Une « gestion exemplaire » de la pandémie de Covid-19
Les éloges écrits du Conseil communal du Locle – que nous avons pu consulter – démontrent que l’ex-directrice a géré la pandémie de manière exemplaire. Retenir à ce sujet une erreur de management contre Madame Casciotta, comme le fait Thierry Hild en lui reprochant de n’avoir pas activé de protocole de crise et en prétendant qu’elle aurait choisi de s’isoler en ne communiquant que par l’intermédiaire de Vincent Fivaz, adjoint du cycle 3, serait donc déplacé. Il en va de même lorsque l’ex-directeur adjoint estime que « cette erreur de management d’équipe a conduit à la démission de l’adjointe du cycle 1 », alors que nous avons appris que cette démission est intervenue avant la pandémie, soit en janvier 2020 déjà, et ne pouvait donc pas être en lien avec la gestion de cette crise par la directrice.
Présence des adjoints aux séances de direction
Dans notre article du 13 mars, Thierry Hild laisse entendre qu’après le départ de la directrice-adjointe du cycle 1 en août 2020, le fonctionnement de la direction s’est résumé en contacts bilatéraux, entre Françoise Casciotta et son adjoint Fivaz. Si cela était vrai, comment expliquer que Thierry Hild, se sentant mis à l’écart, ne se soit jamais plaint lorsqu’il travaillait encore au CSLL, questionnent nos sources. Plus incompréhensible : nous avons appris qu’il aurait participé à 104 conseils de direction sur 109 alors qu’il prétend avoir été mis à l’écart durant la même période.
Nomination de l’administratrice
Selon M. T. Hild : « En présence de candidatures plus affirmées, la décision de nommer une administratrice jeune et inexpérimentée a précipité les difficultés. » Selon nos sources, cette affirmation serait fausse et d’autant plus grave qu’elle suggérerait une forme de copinage ou du moins une erreur managériale de la part de la directrice. En vérité, l’engagement de l’administratrice a été validé par les RH et le Conseil communal car son dossier présentait l’avantage de confier le poste à une personne de l’interne au bénéfice d’une bonne connaissance du fonctionnement du CSLL. S’agissant de cette nomination, elle a été subordonnée à un « plan de formation » qui aurait été parfaitement honoré.
Rapport d’audit en souffrance
Au sujet du rapport d’audit dont la diffusion est bloquée jusqu’à nouvel ordre, si nos sources nous ont confirmé qu’il est vrai que la directrice a eu des entretiens avec les collaboratrices du service socio-éducatif (SSE) et le secrétariat, ceux-ci s’inscrivaient dans le rythme habituel et régulier des séances de travail entre direction, secrétariat et SSE. S’agissant d’une prétendue « crise de confiance », comment expliquer dès lors le courrier des collaborateurs du secrétariat à l’attention du Conseil communal – dont nous avons pu prendre connaissance – et par lequel ceux-ci témoignent, à l’inverse, de leur soutien à la directrice en faisant l’éloge de son comportement ?
Une question et tant d’autres en suspens avant que la justice ne rende son jugement.



























