L’édito

Par Anthony Picard

Ce haut fonctionnaire qui a fait carrière à la SNCF de 1981 à 2025, terminant en tête de loco, vient d’attiser les braises sur le sujet controversé des indemnités chômage. De passage à Genève, le ministre français du travail Jean-Pierre Farandou a martelé que c’est au pays employeur de verser les indemnités chômage des frontaliers sans emploi. Pour la Suisse, cette farce-attrape aurait un goût amer avoisinant le milliard. Face à la fronde des « petits comptables » de l’Hexagone, la Suisse souligne que les revenus injectés dans les régions frontalières contribuent à leur richesse. Ainsi, la région limitrophe à notre canton profiterait chaque année d’une manne nette de 780 millions d’euros, injectée par 16 000 frontaliers.

La France rappelle ses mercenaires…

Racoleur devant l’Assemblée nationale en affirmant que faire payer la Suisse n’est qu’une question de temps, le ministre en a remis une couche dans le 19 h 30 en assénant : « S i la Suisse n’as pas besoin des travailleurs français, on les gardera, nous avons plein de boulot pour eux ! » À l’ère de la durabilité, de la réduction du CO2, cette menace pourrait bien se transformer en opportunité, notamment dans la poursuite de l’effort de domiciliation des frontaliers entrepris par les cantons employeurs.

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