En cette journée de fin juin, la chaleur a envahi les locaux de CS Publicité, situés à l’étage de la rue Fritz-Courvoisier 103. À l’intérieur, la patronne Coline Vouilloz court partout dans une chorégraphie maîtrisée : « Nous avons 52 commandes en cours », commente-t-elle tout en briefant ses 2 employés. Textiles, flyers, vitrines, véhicules, cartes de visite, toiles, bâches, panneaux de chantier, films protecteurs, films anti UV, autocollants, drapeaux, oriflammes et objets publicitaires (notamment) : la jeune femme imprime son savoir-faire partout !
En ce début juillet, c’est le rush pour Coline Vouilloz et CS Publicité : « Tout le monde en profite pour passer commande avant le début des grandes vacances. » Chez elle, le repos se limitera à 3 semaines, entre le 18 juillet et le 9 août. Soudain, le téléphone sonne. Une nouvelle commande vient s’ajouter à la liste déjà longue des impressions en cours de traitement. Heureusement, la Chaux-de-Fonnière possède une carte maîtresse dans son jeu lorsque la pression se fait trop forte « au niveau des habits, et que l’on a des cartons partout » : … Sa maman !
Patronne à l’âge de 20 ans
« Un petit coup de téléphone et elle vient m’aider au textile », savoure cette fonceuse de 28 ans. Son entreprise se veut très dynamique, très réactive et toujours good vibes. « On aime prendre le temps pour chaque client et rigoler un peu avec lui. Comme on respecte toujours nos délais, ils sont généralement aussi de bonne humeur quand leur commande arrive. » Une vraie entreprise familiale en quelque sorte. D’ailleurs, le nom CS Publicité est un hommage à son grand-papa, Claude Simonet, qui avait une entreprise de reliure de 15 employés à l’époque. « Étant donné que je suis un peu dans le même domaine avec l’impression, je trouve ce nom tout à fait approprié », décline-t-elle avec assurance. Ici comme dans sa vie, c’est Coline qui imprime le rythme. Celle qui est devenue patronne à l’âge de 20 ans possède presque déjà une « demi-vie » d’expérience.
Personnalisation de vêtement : 45 % de son activité
« J’avais 15 ans quand j’ai commencé à travailler dans ce domaine avant de me mettre à mon compte en 2018. » Sa formation en sérigraphie (une technique d’imprimerie qui utilise des pochoirs entre l’encre et le support) est l’un des autres atouts dans son jeu. C’est ce qui lui permet d’être particulièrement à l’aise au niveau des impressions sur vêtements qui représentent 45 % de son « cahier des charges ». « La personnalisation d’habits marche vraiment bien et c’est l’un de nos points forts », confirme celle qui est sortie meilleure Romande de sa volée, en 2017. Niveau popularité, la réalisation de vitrines et la pose d’autocollants sur véhicules ne sont pas en reste non plus.
La chaleur, ennemie des impressions
Ce service se trouve parfois chamboulé par la chaleur : « On évite de coller nos imprimés quand il fait trop chaud et quand il fait trop froid car la pose serait trop compliquée. » Du coup, la canicule de fin juin a mis un coup d’arrêt à ses activités ? Du tout ! C’est mal connaître Coline et son équipe si vous pensez ça. « On se lève un peu plus tôt que d’habitude et on va les installer quand la chaleur le permet encore. J’y pense, vous pouvez ajouter l’adjectif « flexible » à nos qualités », plaisante-t-elle tout en finalisant une commande avec l’un de ses clients. La durée de vie moyenne garantie des autocollants est de 7 ans. Et pour celles et ceux qui tentent de suivre le rythme effréné de Coline, elle est de combien ?
































