La Résidence – une demeure aux petits soins des aînés depuis 200 ans !

Par Cédric Dupraz

La Résidence du Locle fête ses 200 ans d’existence ! Une institution qui figure sans conteste parmi les plus emblématiques et reconnues de notre territoire cantonal. Retour sur cette « vieille dame » qui n’en finit pas de prendre soin de nos aînés.

Au début du XIXe siècle, sous la principauté de Neuchâtel, l’aide aux plus démunis repose sur la charité. La couverture sociale n’est pas encore un droit ! Les personnes pauvres dépendent alors du bon vouloir de quelques mécènes privés de leur commune d’origine, de leur paroisse ou encore de la Chambre de charité. Grâce aux donations, aux quêtes ou aux loteries, cette dernière apporte un peu de réconfort aux indigents.

1826 : naissance de « l’hospice des vieillards »
Afin d’accueillir au mieux les aînés, la Chambre de charité loue, en 1820, des locaux à la rue des Envers 57. Mais très vite, les besoins augmentent. En 1826, avec le soutien de la commune, un nouveau bâtiment est construit à la rue de la Côte 24 : « l’hospice des vieillards ». Véritable ancêtre de la Résidence, celui-ci accueille des personnes âgées, mais aussi des orphelins, auxquels une formation horlogère est dispensée. En 1848, avec l’avènement de la République et de l’État moderne, la charité, la bonté individuelle et l’arbitraire des donateurs privés font progressivement place au droit, à la couverture sociale et à la solidarité.

Nombreuses évolutions mais une charité immuable
En 1888, la Chambre de charité est dissoute et la population peut alors être soutenue par sa commune de domicile et non plus par sa commune d’origine. À partir de la seconde moitié du XXe siècle, tout s’accélère ! En 1950, l’hospice devient la « fondation de la Résidence ». En 1959, la « tour Mireval » est inaugurée. En 1983, un nouveau bâtiment voit le jour à la rue des Billodes 40. « Aujourd’hui, la Résidence est un lieu de vie plus que jamais stimulant et convivial ouvert à tous », rappelle Jean-Pierre Duvanel, président de la fondation. En présence du président du Conseil d’État, Frédéric Mairy, ce 200e anniversaire fut chaleureusement célébré… Et ce en l’honneur de tous ceux qui nous ont mis au monde.

Découvrez nos autres articles