Emmanuel Charmillot, le nouvel architecte des débats du Club 44

Par Kevin Vaucher

La recherche, la réflexion, le dialogue, le savoir et l’échange ont jalonné la vie d’Emmanuel Charmillot. Que ce soit sur les terrains de foot de 1ère ligue en passant par les bancs de l’école et jusque dans sa thèse de doctorat, l’homme de 34 ans a toujours aimé s’appuyer sur son environnement pour comprendre le monde social qui l’entoure. Si on appréhende le Club 44 comme un relais des préoccupations sociétales, ce n’est donc pas une surprise qu’il soit devenu celui qui en imagine la programmation à travers des débats, des conférences, des tables rondes et des rencontres.

Lorsque je demande à Emmanuel Charmillot de me décrire simplement son rôle de délégué culturel du Club 44 (notamment en charge de la programmation), il commence par rappeler la vocation de l’institution, « connue loin à la ronde comme un acteur de transmission du savoir et pour sa capacité à le rendre accessible. Mon principal challenge consiste à trouver les bonnes personnes pour aborder les différentes thématiques au programme. » Dans un espace public où certaines prises de parole peuvent susciter la polémique, est-ce que le Club 44 est parfois tenté de « filtrer » certains contenus ?

Une tribune ouverte à tous les sujets ?
« C’est une très bonne question. Pour tout vous dire, je considère ce lieu comme un espace de débat mais aussi comme une tribune. Nous savons que nous visibilisons la parole des intervenant·es à nos soirées et c’est une grande responsabilité. » Cela signifie-t-il qu’il faut s’interdire de traiter les sujets un peu chauds ? « La censure n’a pas sa place au Club 44. On se doit de ne pas s’interdire de thématiques mais on se doit aussi de confier cette parole publique à des personnes qui ont une légitimité et une honnêteté intellectuelle. » Il faut donc faire preuve d’une certaine ouverture d’esprit quand on est programmateur… « Oui ! Mon rôle est aussi de programmer des gens qui n’ont pas la même vision que la mienne, dès lors qu’ils ont une légitimité à s’exprimer sur le sujet. »

Un lieu où chacun peut entrer dans le débat
Emmanuel Charmillot s’appuie par ailleurs sur un comité qui contribue à faire vivre une pluralité de points de vue dans les choix de programmation. La ligne directrice du Club 44 est claire : accorder de la place à différentes thématiques (lire encadré) et offrir un terrain participatif au débat intellectuel. « La magie de ce lieu vient aussi du fait qu’il rapproche le public des enjeux sociétaux et des acteurs qui les font et défont au quotidien. Le public peut venir écouter et interpeller des personnalités qu’il voit habituellement à la télévision ou qu’il découvre dans des livres ou les médias. »

Emmanuel Charmillot en quelques mots

Disons-le pour commencer, comme ça c’est fait : non, Emmanuel Charmillot ne fait pas partie de « la famille des boulangers » qui a des points de vente à différents endroits du haut du canton. Lui, il est originaire du Jura et a grandi à Mettembert. « Un petit village d’une centaine d’habitants, au-dessus de Delémont. » Son Jura natal, il l’a quitté à 18 ans pour s’installer dans le chef-lieu neuchâtelois et étudier à l’université de Neuchâtel. Son bachelor l’amène notamment à s’intéresser à la géographie humaine et à l’économie politique. Il poursuit ensuite avec un master en sciences sociales, puis un doctorat consacré aux phénomènes migratoires qui traversent et ont traversé la région et plus spécifiquement celle périphérique du Val-de-Travers.


 

Deux salles, 3 ambiances

Le programme d’automne actuellement en cours est le premier qui porte la signature du nouveau délégué culturel Emmanuel Charmillot. Très diversifié, il offrira plusieurs portes d’entrée dans le débat sociétal, y compris pour les plus jeunes. Voici 3 dates importantes à venir.

Le 29 octobre 2026, à l’Ancienne Poste du Locle (20 h) –
Sanaa Saitouli, en collaboration avec les jardins coopératifs du Locle de la fondation Job Service. Sanaa Saitouli a cofondé l’association Banlieues Climat qui a pour but de faire connaître les injustices environnementales et sociales dont souffrent les quartiers populaires. Thème : Peut-on vraiment parler d’écologie sans parler de justice sociale ?

Le 10 novembre 2026, au Club 44 (20 h 15) – Raffaele Poli et Barthélémy Constantin.
Le premier nommé a créé l’Observatoire du football à Neuchâtel. Le second est directeur sportif au FC Sion, évoluant au sein de l’élite helvétique. Les 2 hommes offriront une plongée dans les coulisses du foot professionnel, marqué par des enjeux financiers, politiques et éthiques importants.

Le 10 décembre 2026, au Club 44 (20 h 15) – Karine Jacquemart.
Karine Jacquemart dirige depuis plus de 10 ans l’association française Foodwatch qui milite pour une alimentation saine, digne et durable. À la croisée d’enjeux de société, de pouvoir d’achat, mais aussi de transparence et de régulation, l’alimentation constitue un véritable sujet de société. Karine Jacquemart dénonce les dérives de l’industrie agroalimentaire dans son livre La démocratie commence dans notre assiette, qui donne aussi son titre à la conférence.

 

Emmanuel Charmillot en quelques mots

Disons-le pour commencer, comme ça c’est fait : non, Emmanuel Charmillot ne fait pas partie de « la famille des boulangers » qui a des points de vente à différents endroits du haut du canton. Lui, il est originaire du Jura et a grandi à Mettembert. « Un petit village d’une centaine d’habitants, au-dessus de Delémont. » Son Jura natal, il l’a quitté à 18 ans pour s’installer dans le chef-lieu neuchâtelois et étudier à l’université de Neuchâtel. Son bachelor l’amène notamment à s’intéresser à la géographie humaine et à l’économie politique. Il poursuit ensuite avec un master en sciences sociales, puis un doctorat consacré aux phénomènes migratoires qui traversent et ont traversé la région et plus spécifiquement celle périphérique du Val-de-Travers.


 

Deux salles, 3 ambiances

Le programme d’automne actuellement en cours est le premier qui porte la signature du nouveau délégué culturel Emmanuel Charmillot. Très diversifié, il offrira plusieurs portes d’entrée dans le débat sociétal, y compris pour les plus jeunes. Voici 3 dates importantes à venir.

Le 29 octobre 2026, à l’Ancienne Poste du Locle (20 h) –
Sanaa Saitouli, en collaboration avec les jardins coopératifs du Locle de la fondation Job Service. Sanaa Saitouli a cofondé l’association Banlieues Climat qui a pour but de faire connaître les injustices environnementales et sociales dont souffrent les quartiers populaires. Thème : Peut-on vraiment parler d’écologie sans parler de justice sociale ?

Le 10 novembre 2026, au Club 44 (20 h 15) – Raffaele Poli et Barthélémy Constantin.
Le premier nommé a créé l’Observatoire du football à Neuchâtel. Le second est directeur sportif au FC Sion, évoluant au sein de l’élite helvétique. Les 2 hommes offriront une plongée dans les coulisses du foot professionnel, marqué par des enjeux financiers, politiques et éthiques importants.

Le 10 décembre 2026, au Club 44 (20 h 15) – Karine Jacquemart.
Karine Jacquemart dirige depuis plus de 10 ans l’association française Foodwatch qui milite pour une alimentation saine, digne et durable. À la croisée d’enjeux de société, de pouvoir d’achat, mais aussi de transparence et de régulation, l’alimentation constitue un véritable sujet de société. Karine Jacquemart dénonce les dérives de l’industrie agroalimentaire dans son livre La démocratie commence dans notre assiette, qui donne aussi son titre à la conférence.

 

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