Quatre judokas chaux-de-fonniers, 2 médailles d’or et 2 de bronze : la délégation suisse est revenue des Special Olympics Judo Open 2026 avec de belles performances sportives. Mais au-delà des résultats, cette expérience à Sarajevo a surtout été une aventure humaine, faite de rencontres, de partage et d’inclusion.
Du 25 au 26 septembre, Sarajevo a accueilli environ 130 judokas issus de 18 nations à l’occasion des Special Olympics Judo Open 2026. Pour la première fois, la compétition de judo adapté s’est déroulée dans le cadre des Championnats du monde vétérans et de Kata de la fédération internationale de judo. Une première qui a permis aux athlètes en situation de handicap mental de vivre leur compétition au même endroit que les judokas sans handicap. Ça s’appelle l’inclusion ! Pour une fois, il ne s’agissait pas d’être accueillis à côté d’un grand événement, mais d’en faire pleinement partie.
Les médailles ne racontent qu’une partie de l’histoire
Parmi les représentants suisses, 4 sportifs de La Chaux-de-Fonds ont porté haut les couleurs de leur pays, avec 2 médailles d’or et 2 de bronze. À 20 ans, Océane pratique le judo adapté depuis une quinzaine d’années. Chaque semaine, elle s’entraîne environ 2 heures et participe à une compétition par mois. Sarajevo restera pourtant une expérience à part dans son parcours. « Cette aventure nous a fait grandir et mûrir. Nous avons fait plein de connaissances. » Si les médailles font évidemment partie des souvenirs, elles ne racontent qu’une partie de l’histoire. Pendant 5 jours, les judokas ont partagé les mêmes espaces et la même passion que les autres sportifs.
Le sentiment d’appartenance : un enjeu capital
Se sentir considérés comme tout le monde, vivre l’événement ensemble et pouvoir montrer leurs capacités devant le public sont autant d’éléments qui ont renforcé la confiance en eux et leur sentiment d’appartenance. Pour les 4 Chaux-de-Fonniers, ce voyage restera bien plus qu’une compétition. La preuve que le sport peut rapprocher les gens, faire évoluer les regards et offrir à chacun la possibilité de trouver sa place. Sur le tatami comme en dehors, l’inclusion n’est pas seulement un objectif : elle se vit, sans compromis.






























