Chez les Simon-Vermot, l’agriculture est une affaire de famille depuis huit générations. Installés au Cerneux-Péquignot, Frédéric et Fabienne nous présentent leur attachement au village où qualité de vie et dynamisme vont de pair.
Arrivée depuis Le Locle il y a une douzaine d’années, Fabienne ne cache pas son bonheur. « J’y suis venue par amour pour mon Fred. Mais je suis rapidement tombée amoureuse de cette charmante localité aussi. » Le Cerneux-Péquignot est un village à taille humaine mais riche en activités malgré tout. Il ne faut pas se fier aux préjugés qui disent qu’il ne se passe rien dans les petits villages du Haut. La société de jeunesse et celle du développement du Cerneux-Péquignot organisent de nombreuses manifestations : discos, tournois de pétanque, animations ou activités thématiques, comme lors d’Halloween ou Noël par exemple.
Camps de ski financés par l’association ActiVallée kids
Pour le couple, la proximité de l’école est un atout majeur. « C’est un peu La petite maison dans la prairie », sourient les parents de Lilian et Louis. « Les enfants sont protégés et en confiance », nous confient-ils. Dès la 4e Harmos, les élèves partent chaque année en camp de ski. Cette tradition est financée par l’association ActiVallée kids, au travers de kermesses ou de chorales éphémères tout au long de l’année. Cette semaine encore, Frédéric accompagne les élèves à Zinal. « L’entraide et le dynamisme dans le village et la vallée sont bien présents », souligne Fabienne. Bref, une vie en pleine nature où chaque saison propose ses activités : balades printanières, vélo en été, champignons en automne et ski de fond en hiver. Il y a aussi des cabanes forestières, comme celle du Crêt, et d’innombrables lieux de grillades. Le Cerneux-Péquignot offre donc une belle qualité de vie. Dernièrement encore, des habitants du Littoral sont venus s’y établir. Ça doit les changer…
Huitième génération à exploiter le domaine familial
Sur le plan professionnel, Frédéric, ancien bûcheron, a repris depuis plusieurs années l’exploitation familiale. Il peut compter sur l’aide de Fabienne, de son père et de Manon, leur employée. Frédéric n’est pas peu fier de constituer la huitième génération de Simon-Vermot à exploiter le domaine. La mise en place d’une stabulation libre leur a permis d’alléger quelque peu leur activité, que l’on sait particulièrement astreignante dans l’agriculture. Ils peuvent s’octroyer désormais un peu de vacances. De plus, « la qualité de vie pour les animaux est nettement meilleure. Les bêtes peuvent se déplacer en plein air et nos rapports avec elles sont plus intenses », explique l’agriculteur.
Le lait de leurs vaches participe à l’économie du village
Par ailleurs, « nos vaches laitières fournissent le lait à la fromagerie du village, participant à une économie locale et circulaire. Pour les agriculteurs fromagers, le prix du lait est un peu plus élevé, mais les contraintes sont aussi bien plus importantes. » Quand on leur parle des accords de libre-échange du Mercosur (Amérique latine), le sang de Frédéric ne fait qu’un tour ! « Ces accords menacent le bien-être animal [ndlr : les normes n’étant pas les mêmes] et risquent d’appauvrir des producteurs suisses », conclut-il. Vous l’aurez compris, le Cerneux-Péguignot regorge de belles personnalités et de nombreux trésors, que ce soit la ferme pédagogique de Camille Chopard ou le restaurant du Moulin. Autant d’aspects que Le Ô vous fera découvrir au fil des mois.



























