Le 16 janvier 2026 dans la petite localité argovienne de Schneisingen. Un Chaux-de-Fonnier est à la lutte pour devenir champion de Suisse de cyclocross dans la catégorie U17. Charles Kallin en a fait son objectif principal pour cette saison 2025/26. Le Chaux-de-Fonnier est à la lutte le tenant du titre Aubin Favre jusqu’au bout. Au 3e des 5 tours, 4 secondes seulement séparent les deux garçons. Malgré ses efforts, Charles n’arrivera pas à faire la jonction, se consolant malgré tout avec le titre de vice-champion national. Rencontre avec ce diamant, taillé dans les Montagnes.
Forcément, en terminant les 35 minutes d’effort à 9 secondes seulement de la victoire, la déception de Charles Kallin ne pouvait s’être totalement évaporée quelques jours plus tard. « Ma belle médaille d’argent n’a pas encore effacé la déception, c’est vrai. Je m’étais préparé toute la saison pour ce rendez-vous, sacrifiant même mes vacances de Noël. J’avais battu Aubin Favre de 5 secondes lors du championnat romand qui avait eu lieu en octobre. Je pensais pouvoir le refaire », réagit-il encore à chaud.
Une rivalité utile pour la progression
N’allez pas croire que Charles en veut à son adversaire. Les deux sportifs bataillent l’un contre l’autre depuis leurs jeunes années : « Nous avons beaucoup de respect et d’amitié l’un pour l’autre. Il nous arrive même de nous entraîner ensemble. » Le 16 janvier, la neige et le froid ont joué les trouble-fêtes sur le parcours et Charles a malheureusement rapidement concédé une dizaine de secondes de retard à la suite de « quelques erreurs de placement. » S’il est parvenu à revenir sur un autre Neuchâtelois – Bastien Lambercier (Chézard St-Martin) – Charles n’a jamais revu le futur gagnant de la course. Mais les deux Neuchâtelois se sont classés 2e et 3e. Comment expliquer cette sureprésentation cantonale ? « Notre talent inné peut-être », lance-t-il en éclatant de rire. « Non, la seule explication serait notre rivalité qui nous a toujours tiré vers le haut ou le Ô si vous préférez », glisse-t-il encore en clin d’œil.
Un encadrement de plus en plus complet
« Je pense aussi que l’Omnium romand de cyclocross nous a bien préparé pour le niveau national. Heureusement car il n’y a pas d’offre de formation sur le territoire cantonal . Personnellement, j’ai obtenu laSwiss Olympic Talent Card et je bénéficie grâce à elle de quelques entraînements et camp avec le centre de performance régional Talent Romandie. » Le jeune athlète y a rencontré le champion suisse Master Maxime Beney qui est devenu son coach personnel depuis septembre 2025. Charles bénéficie aussi d’un préparateur physique attitré (Benoît Christen). « Sinon, c’est mon papa (passionné et amateur de cyclisme) qui m’a beaucoup accompagné et entrainé dans mes jeunes années. C’est aussi mon mécanicien à 100% durant la saison qui débute en septembre et se conclut en janvier.
Ventoux et Grand-Colombier : Charles s’amuse sur route aussi !
Charles Kallin fait également beaucoup de vélo sur route. « Depuis début 2025, c’est même devenue une de mes disciplines principales avec le cyclocross grâce à des synergies entre mon club – Zeta Cycling – et la Team Humard VP. J’ai adoré gravir des cols mythiques comme le Grand Colombier et le Ventoux. » Devenir pro un jour, c’est un objectif réaliste ? « C’est un objectif bien sûr mais je n’oublie pas mes études en micromécanique qui me passionnent », souligne celui qui se projette volontiers comme constructeur de vélo dans le futur. « La concurrence internationale est relevée pour devenir pro. Aussi, en Suisse, nous sommes moins « professionnalisés » dans les jeunes catégories que chez nos voisins européens. C’est un handicap pour nous. » Patience Charles, un diamant prend parfois du temps à révéler tout son éclat…





























