Je m’appelle Nelly Sébastien : coach certifiée, ancienne cadre dirigeante et championne de saut en hauteur. J’ai appris que les débuts ne se vivent pas tous de la même manière. Dans cette chronique, je partage chaque mois un bout d’histoire et quelques réflexions pour avancer ensemble. Aujourd’hui, j’aimerais vous parler de cette idée très répandue du 1er janvier comme d’une nouvelle page blanche.
C’est en marchant, lors de la Trotteuse-Tissot, que le sujet est venu. Rien de théorique. Juste une discussion simple, au fil des pas. Mon amie m’expliquait comment elle voyait le début d’année : pour elle, le 1er janvier est une vraie page blanche. Un moment clair, presque symbolique, pour repartir, réorganiser, se projeter autrement. Elle aime ce cadre-là, cette impression de nouveau départ. Et je l’ai très bien comprise. Cette vision a quelque chose de rassurant. Elle donne de l’élan. Elle structure.
Pour moi, la page est déjà entamée le 1er janvier
Et c’est important de le dire : c’est totalement ok de voir le Nouvel An comme une page blanche. En l’écoutant, je me suis simplement rendu compte que, de mon côté, je ne le vivais pas tout à fait ainsi. Avec le temps, j’ai observé que je n’arrive jamais au 1er janvier « vide ». J’y arrive avec ce que l’année précédente m’a appris, avec ce qui a fonctionné, ce qui a été plus difficile, et avec l’énergie réelle dont je dispose à ce moment-là. Pour moi, la page est déjà entamée. Et ce n’est ni un défaut, ni un frein. C’est juste une autre manière d’entrer dans l’année. Là où je suis attentive, en revanche, c’est quand la page blanche devient une pression silencieuse.
En réalité, on ne repart jamais de zéro
Celle de devoir repartir de zéro, tout changer, tout réussir dès les premiers jours de janvier. Comme si ce qui avait précédé devait être effacé pour que la suite ait de la valeur. Or, dans la réalité, on ne repart jamais de zéro. On repart toujours de quelque part. Et souvent, avancer consiste moins à tout réécrire qu’à continuer, avec un peu plus de justesse. C’est pour cela que l’idée du post-it me parle beaucoup. Un post-it n’est pas un plan annuel. Ce n’est pas une résolution figée. C’est un espace réduit, donc honnête. On peut y déposer un mot, une phrase, un dessin. Quelque chose qui représente l’année telle qu’on la ressent aujourd’hui, sans chercher à faire parfait.


























