Loin des tours opérateurs, des bouchons, des aéroports bondés et de l’agitation de l’effervescence du monde, il y a… La Plage ! Du 3 au 8 août, le public est invité à « voyager en restant ici » en parcourant les différentes scènes des Six Pompes. Le programme diversifié qui propose notamment de nombreux spectacles solos nout met déjà l’eau à la bouche, comme une bonne glace qu’on se réjouit de déguster !
Dans la programmation, le focus a été mis sur les solos de rue, le jeune public et sur des projets de cirque déjanté. L’édition 2026 abordera des thématiques variées comme le deuil, la rage, la grossophobie, la poésie humaine ou encore l’espoir et l’amour à travers 125 représentations jouées par 55 compagnies. Du théâtre à la danse en passant par le cirque et les clowns, il y en aura pour tous les goûts, y compris ceux des 6 mois et plus pour qui un spectacle olfactif a été spécialement imaginé.
Place du Marché et festival réconciliés
Dans ses lieux historiques et sur de nouvelles scènes, La Plage fera vibrer la Métropole horlogère. Outre son axe névralgique de la promenade des Six-Pompes / rue du Collège, des scènes verront le jour dans le secteur Numa-Droz, au Grand Temple et sur le complexe industriel de Vadec et Viteos. Le spectacle d’ouverture Burning Scarlett et d’autres se joueront sur la place du Marché que les organisateurs ont préféré à la pelouse de Beau-Site, trop éloignée de l’axe des festivités. « Nous sommes heureux de retrouver la place du Marché et remercions le service de l’urbanisme d’avoir fait aboutir les négociations avec les commerçants », se réjouit Pauline Bessire.
Un équilibre délicat : « Il faut en profiter tant qu’il est là. »
Confronté à la baisse des revenus et à l’augmentation des coûts d’infrastructures et de sécurité, l’équilibre est devenu précaire. « Avec un budget qui dépend pour 40 % de nos recettes dans les bars et 20 % du sponsoring, nous avons de la peine à joindre les 2 bouts », souligne la directrice pour qui chaque édition est à risque. Ajoutez des scènes qui disparaissent et vous avez un cocktail finance-infrastructure mitigé qui oblige les organisateurs à sans cesse devoir s’adapter et se réinventer. « Il faut profiter du festival tant qu’il est là car personne ne peut parier sur sa continuité à moyen terme », ajoute un brin désabusée Pauline Bessire, parfois déçue du manque de légitimité de l’événement.
L’Abeille désormais bienvenue aux Six Pompes
La Plage poursuit ses engagements écologiques et sociaux avec quelques exemples comme la gratuité des navettes nocturnes à destination de Neuchâtel pour certaines soirées ou l’espace « Plage Ouverte » où une équipe spéciale accueille et aide les visiteurs en situation de handicap. Toujours en accès libre, les Six Pompes maintiennent la rémunération des artistes au chapeau, qu’il soit physique ou accessible sur l’application mobile et le site Internet. Dans les bars, l’Abeille, la monnaie locale sera dorénavant acceptée.






























