À domicile, chaque intervention est différente. Vilma, Tristan et Véronique interviennent auprès des bénéficiaires avec des compétences propres mais partagent une même réalité : entrer dans leur quotidien, s’adapter à leurs besoins et prendre soin d’eux dans leur environnement. Trois professionnel·les de NOMAD racontent ce qui fait la richesse de leur métier.
Une porte s’ouvre. Derrière, il y a un quotidien, des habitudes, parfois des difficultés mais surtout une personne face à nous. À domicile, les professionnel·les des soins ne franchissent jamais 2 fois exactement la même porte. Chaque personne a son histoire, son rythme, ses besoins et ses attentes. C’est cette diversité qui fait la richesse du travail sur le terrain.
Construire une confiance invisible derrière chaque porte
Après 26 ans passés chez NOMAD, l’auxiliaire de vie Vilma connaît bien cette réalité. À l’approche de sa retraite, elle garde de nombreuses rencontres en mémoire. Pour elle, chaque visite est avant tout une occasion d’apporter quelque chose à la personne accompagnée. « On a beaucoup de client·es. On amène à chacun·e quelque chose d’autre en s’adaptant à ses besoins. » S’adapter, c’est aussi savoir entrer dans l’univers de quelqu’un tout en restant à sa place. « C’est un privilège de faire ce métier et d’avoir des client·es qui nous font nous sentir chez nous alors qu’on est chez eux. » Cette confiance invisible ne se décrète pas, elle se construit au fil des visites. Pour Vilma, la satisfaction se trouve le plus souvent dans des moments très simples : un sourire, un merci ou la joie d’un bénéficiaire suffisent à donner du sens à sa journée et à son métier.
Chaque jour, des expériences qui font avancer
Cette relation de confiance, Tristan l’expérimente depuis 2 ans en tant qu’apprenti ASSC chez NOMAD. C’est notamment ce qui l’a attiré vers les soins à domicile. « L’avantage des soins à domicile est d’être seul avec la personne. Un lien privilégié se crée entre le professionnel et son client ou sa cliente. » L’une des principales difficultés du métier n’est-elle pas justement de créer le bon lien avec chaque bénéficiaire ? « Le plus difficile est vraiment de se faire accepter par les client·es. » Chaque jour, ses expériences lui ont appris l’importance de savoir écouter les remarques. « J’ai énormément évolué en termes de patience. J’essaie de prendre tout ce qu’on me dit sous un angle positif pour que cela me fasse grandir au quotidien. » L’adaptation est au cœur des métiers de la santé.
Infirmière chez NOMAD depuis 17 ans, Véronique considère le travail à domicile comme une chance de pratiquer son métier dans toute sa dimension. « À NOMAD, on a la chance de pouvoir toucher à tout. C’est très global, avec un aspect holistique et social davantage marqué qu’à l’hôpital. » Les professionnel·les ne s’intéressent pas uniquement au problème de santé qui a motivé leur intervention. Ils et elles découvrent aussi le cadre de vie de la personne, ses habitudes, son entourage et les éléments qui influencent son bien-être. Planifier, évaluer, coordonner, soigner, écouter : le quotidien de l’infirmier·ère à domicile mobilise de nombreuses compétences et nécessite une capacité constante à s’adapter, encore ! « Pour moi, soigner à domicile ou à l’autre bout du monde, c’est la même chose. C’est accompagner, écouter, donner du respect et de la dignité. » En d’autres termes, les professionnel·les de NOMAD sont de vrai·es… nomades qui passent de porte en porte pour prendre soin des autres…




























