Les Jardins musicaux font définitivement partie de la cour des grands ! Depuis l’ouverture du festival qui mêle théâtre, opéra, danse et concerts, le taux de remplissage des spectacles frôle les 100 %. « C’était complet presque partout, c’est un carton plein », se réjouit le directeur artistique Valentin Reymond. De quoi aborder les rendez-vous de ce dernier week-end de manifestation avec une niaque d’enfer !
Valentin Reymond est un esprit créatif inépuisable et a un dynamisme qui ne disparaît jamais. Et les excellents premiers chiffres de cette 29e édition des Jardins musicaux ne sont pas pour le « calmer ». Lancez-le sur un bilan intermédiaire et il vous refait les premiers jours de l’événement sans même reprendre sa respiration ! On le taquine un peu mais il y a de ça. Jugez plutôt…
Les 15 000 visiteurs devraient être dépassés
« On est extrêmement contents des affluences. Moi-même, je me suis rendu à différents spectacles et je regrette de ne pas avoir pu être à plusieurs endroits en même temps pour en voir plus. Je sens que cette envie d’en découvrir toujours plus est partagée par énormément de spectateurs. » L’engouement est tel que le taux de remplissage devrait avoisiner les 97 %, dimanche, au terme de la quinzaine du festival. « Ce qui voudrait dire qu’on a largement dépassé les 15 000 visiteurs », se félicite Valentin Reymond. « Ce qui serait légèrement mieux que l’année dernière avec 1 ou 2 représentations en moins. »
Standing ovation pour l’orchestre des Jardins musicaux
Parmi les temps forts vécus jusqu’ici, il cite spontanément « la grande ouverture au parc Chasseral dans l’univers très bigarré de John Cage. Cela a secoué et ému le public en même temps. Les rythmes caribéens du formidable Samuel Blaser Quartet ont aussi emporté les spectateurs avec eux au cœur de la campagne lors de l’une de nos bal(l)ades. » Il ne vous le dira pas, par modestie, mais la première de la 9e Symphonie de Beethoven a débouché sur une standing ovation le 19 août. De quoi saluer le travail de l’orchestre des Jardins musicaux et de son chef… Valentin Reymond comme il se doit. Par ailleurs, l’arrivée d’un temps plus frais n’a en rien refroidi l’appétit des visiteurs qui ont même apprécié ce passage à des températures plus confortables en intérieur. 
Et ce n’est pas fini !
« La ferveur ne s’est jamais éteinte et le week-end à venir a tout pour enflammer définitivement cette édition qui pourrait être celle de tous les records. » Avant qu’une nouvelle représentation de la 9e Symphonie close le festival dimanche 30 août (17 h), le public pourra encore s’émerveiller avec une conférence (Quand la forêt devient musique, grange aux concerts, 30 août, 11 h) ou devant L’amour sorcier ce vendredi (21 h, granges aux concerts). Au programme, une partition ibérique avec un concert autour de Luigi Boccherini (1743–1805) – un compositeur italo-autrichien exilé en Espagne – et de Manuel de Falla (1876–1946), influencé par les œuvres de Debussy, Ravel et Stravinsky. Le samedi 29 août, le centre Dürrenmatt de Neuchâtel sera investi par les compositions de la déroutante russe Galina Ustvolskaya (1919–2006). De quoi finir sur de bonnes notes. C’est noté ?



























