L’atelier du bûcheron : ça buche ? Non ! Ça vise, ça tire, ça découpe et ça taille à la hache

Par Cédric Dupraz et Kevin Vaucher

Envie d’une expérience hors du commun ? À vos haches ! Dans les hauteurs de la Brévine, « L’atelier du bûcheron » propose une expérience aussi originale que dépaysante. C’est dans une grange spacieuse et authentique d’une vieille ferme neuchâteloise qu’Yves et Nathalie ont posé le décor de leur activité aux accents canadiens.

Yves Vuille et Nathalie Fiore accueillent leurs visiteurs entre parois boisés, lumière réconfortante et installations soigneusement aménagées. Le décor invite aussitôt à retomber en enfance le temps d’un après-midi ou d’une soirée. D’ailleurs, « cette idée m’était venue à l’adolescence déjà », raconte Yves, bûcheron-forestier de son état.

 

Une courte acclimatation avant d’attaquer les choses sérieuses
Le jour de notre reportage (que vous retrouvez aussi en vidéo en scannant le code QR), une équipe de collègues et d’amis de RHNE était venue tenter l’aventure. À majorité féminine – six femmes pour deux hommes -, les professionnels de la santé se sont tour à tour essayés au lancé de hache, à la scie à l’ancienne et au tir à l’arc. Après quelques minutes d’acclimatation à cet environnement très québécois, les choses sérieuses ont commencé avec le concours de lancer de hache. Si vous envisagez de vous y essayer prochainement, Nathalie vous glisse un précieux conseil pour épater la galerie : vu le poids de sa tête, la hache va forcément piquer du nez et « effectuer une rotation sur elle-même avant d’atteindre la cible. »  Toute la difficulté consiste donc à trouver la distance idéale entre votre position et la cible pour permettre cette rotation.

 

Les scies Godendart, de vraies armes à sourires
Et c’est plus compliqué qu’il n’y paraît : « C’est physique, le cardio monte un peu », reconnaissait ainsi Nicole. Mais le plaisir est finalement toujours au rendez-vous. « Personne n’est reparti en nous disant qu’il s’était ennuyé », coupe Yves. Malgré une certaine inimitié avec la hache, la médecin Chaux-de-Fonnière Mélanie confirmait sans peine cette réalité : « Ces activités sont originales. Elles allient la force, l’adresse et la concentration. A la fin, c’est toujours la bonne humeur qui l’emporte. » En parlant de bonne humeur, les scies dites « Godendart » – typiques du Québec – sont de vraies armes à rires et à sourires pour couper du bois à l’ancienne. « Elles datent de 1930 et se manie avec une technique toute simple qui consiste à tirer à tour de rôle et surtout à ne jamais pousser. Sinon, la scie se courbe. » Les bûcheronnes et les bûcherons d’un jour peuvent prolonger le plaisir autour d’un verre, d’une partie de ping-pong, de baby-foot et de fléchettes. À noter qu’en cas de beaux temps, les activités peuvent également se pratiquer en extérieur.

 Une chose est sûre : après quelques lancers de hache bien placés dans la cible, vos collègues ne vous regarderont plus de la même façon ensuite !

L’atelier du bûcheron est à découvrir sur réservation à la Combe de la Racine 3, à la Brévine.

© kva
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L’atelier du bûcheron est à découvrir sur réservation à la Combe de la Racine 3, à la Brévine.

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