Trois anciens lycéens de Blaise-Cendrars s’entourent d’une « dream team » d’experts pour accompagner la croissance des PME

Par Kevin Vaucher

Un ancien dirigeant de Nestlé, HP ou encore Carlsberg. Un ancien cadre d’UBS et de Crédit Suisse, un ex-manager de KPMG, un directeur de PME et une experte diplômée de chez Raiffeisen : voilà à quoi ressemble l’équipe d’experts qui encadre 3 lycéens fraîchement sortis du nid et bien décidé à faire un carton auprès des PME de la région et au-delà. Réunis sous le nom de Black Sterling, ils travaillent sur mandat avec quelques entreprises dans le but d’en devenir un véritable opérateur de croissance. Ils poussent parfois leur engagement jusqu’à entrer dans le capital-actions de leurs clients.

Neil Belometti a 21 ans. C’est un Chaux-de-Fonnier pur jus. Il a fréquenté un autre « gars d’ici » – Antonin Lalive d’Épinay – au lycée Blaise-Cendrars. Le duo du Haut s’est entouré d’un autre camarade de classe – le Jurassien Alex Souser – pour former un trio de choc. Leur idée est aussi simple qu’ingénieuse : offrir leurs services dans le développement digital et la création de contenus à des PME régionales en recherche de croissance. Pour y arriver, ils ont fusionné les forces de 2 entités existantes : « C’est la rencontre des geeks d’un côté et de la génération trafic (sur Internet) de l’autre », rigole le directeur de Black Sterling Neil Belometti.

Le festival « Summit » le place sur orbite
Son nom ne vous est peut-être pas étranger. C’est normal ! Le jeune homme a débuté très tôt dans l’événementiel et la mise sur pieds de soirées d’étudiants en boîte de nuit. « J’avais 16 ans et cela m’a surtout permis de déboucher sur la création du Summit Festival. » La première édition de ce festival de rap « bien sous toutes les coutures » s’est tenue en 2023 du côté des Anciens Abattoirs. La seconde a eu lieu deux ans plus tard. L’aventure a été un tel succès que le jeune Neil Belometti a rapidement été sollicité par des partis politiques et des entreprises, soucieuses de soigner leur image auprès du public grâce à ses talents en marketing.

« Les uns cherchaient des votes et les autres des ventes. »
« Les uns cherchaient des votes et les autres des ventes. Mais dans le fond, ils cherchaient tous la même chose : la croissance ! » C’est de là qu’est née la maison créative Black Flower, active dans la communication numérique. Elle-même a été prise au piège de la croissance puisqu’elle a fusionné avec Nexaia, spécialisée dans le développement de logiciels et solutions digitales, pour donner vie à Black Sterling en août 2026. « Ce rapprochement nous permet d’offrir un service ultra complet en nous focalisant sur quelques entreprises seulement. Au fil de l’accompagnement de nos clients, il arrive qu’on entre dans le capital de leur entreprise de temps en temps. C’est une solution gagnant-gagnant qui leur permet de limiter leur investissement financier en argent sonnant et trébuchant. »

Les parents ? « Ils sont inquiets, ce n’est pas leur monde… »
Cette stratégie permet aussi aux 3 fondateurs de vivre pleinement de leurs activités. Mais malgré la présence de 5 experts très expérimentés pour encadrer les 3 anciens lycéens, cela ne rassure pas pour autant leurs parents : « Ce n’est pas leur monde à eux ! Ils sont fiers de nous voir faire quelque chose pour les entreprises de la région mais ils restent très inquiets car on sort du cadre traditionnel de l’entrée en emploi. » Là où le plus grand nombre se contente de frapper aux portes, le trio entre directement dans les entreprises en débarquant eux-mêmes avec le trousseau de clefs permettant de les ouvrir.

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