Exposition d’étudiants et conférence au Club 44.
Le travail a été fêté le 1er mai dernier. Enfin « fêté » est une manière de dire, il s’agissait plutôt de relancer des revendications qui restent toujours les mêmes : durée hebdomadaire du travail, salaire adapté au coût de la vie, égalité de traitement entre les sexes, âge de la retraite, reconnaissance de la pénibilité et de l’utilité sociale de certains métiers…
Il faut dire que depuis la révolution industrielle (certains disent le néolithique) le travail est prisonnier du toujours plus de croissance, donc plus de biens à consommer, plus de stocks, plus de dividendes à distribuer si bien que l’on en oublie la justesse de sa rémunération. Nombreux sont celles et ceux qui ont réfléchi à sa valeur ou supputé sur sa durée réduite dans un futur proche, compte tenu des gains de productivité. Ces dernières décennies, avec la mobilité extrême du capital financier, la libéralisation des marchés, la force des multinationales et la compétitivité entre les États-nations, de nouvelles questions ont émergé : en particulier comment arbitrer les questions salariales et sociales ?
L’actualité toute récente (pandémie et guerre en Ukraine) met à mal une mondialisation loin de montrer des avancées pour les environnements et les populations qui travaillent. Un patriotisme de régions économiques, peut-être en train d’émerger, n’éliminera pas les inégalités nord-sud, ni les antagonismes est-ouest, ni les fractures sociales.
A cela s’ajoutent de nouvelles variables perturbatrices qu’on ne peut mettre sous le tapis : le réchauffement climatique et la destruction des écosystèmes. De nouveaux défis qui comptent !
Jeudi 12 mai, le Club 44 invite à la réflexion : expo d’étudiants « Quel travail pour demain ? » vernie à 18 h 45 puis conférence « Réinventer le travail. Quels scénarios pour l’avenir du travail ? », de la sociologue Dominique Méda.
Infos : www.club-44.ch