La Chaux-de-Fonds aura bientôt sa première épicerie participative avec Le Rucher (Le Ô du 17 juin). Au Locle, la coopérative L’Âme verte existe depuis mars 2017 et résiste aux rouleaux compresseurs des grands distributeurs. Ce concept de commerce écoresponsable est très en vogue. Notre reportage.
À la différence du Rucher, qui impose la participativité – il faut être membre et y travailler trois heures par mois pour pouvoir y faire ses achats – l’âme verte est coopérative et ouvertes à tous-tes. « Nous sommes cinq personnes à travailler à temps partiel (dont Estelle Perrenoud, qui signe le porte-plume de cette semaine). Une variante qui convient plus au Locle », explique Mylène Jubin.
La proximité maitre-mot
Les prix pratiqués tiennent compte du coût de ces emplois, que Le Rucher économise de son côté. « Des rabais sont par contre offerts pour les grandes commandes. » L’Âme verte propose un large assortiment, des cosmétiques aux semences potagères. Dans ces deux épiceries, le but est de proposer des produits locaux, sans intermédiaires et dans la mesure du possible bio, et de contribuer ainsi au développement d’une consommation respectueuse de l’environnement et des producteurs.
« À l’Âme verte, nous travaillons en direct avec une trentaine de producteurs. Et 90 % de nos produits sont en vrac. Les client·e·s prennent leurs propres contenants », ajoute Mylène Jubin, qui ne manque pas de saluer l’initiative chaux-de-fonnière. « Une super démarche de réunir des forces et de faire émerger ce type d’épicerie. Et travailler en interne leur permettra d’être efficace pour répondre à la demande. Dans ce genre d’épicerie, nous avons un rôle à jouer pour conscientiser le consommateur. Le sensibiliser aux saisons. Et soutenir les producteurs locaux. »