Jeudi dernier, devant un public plus nombreux que prévu, j’ai exposé un certain nombre de parallèles entre l’histoire horlogère de La Chaux-de-Fonds et le protocole d’échange pair-à-pair Bitcoin. Les points communs sont nombreux et évidents si l’on dépasse les préjugés. Bitcoin et la Métropole horlogère partagent des richesses techniques et culturelles qui s’accordent particulièrement bien. Selon moi, le Haut possède tous les atouts favorables pour accueillir et développer des projets innovants s’appuyant sur le réseau Bitcoin.
Il faut dire que l’environnement est favorable : la Confédération et le Conseil d’État neuchâtelois montrent un intérêt au développement de l’industrie naissante des cryptomonnaies. Le pays et le canton bénéficient déjà d’une réputation internationale qui attire les talents et les projets. Le tissu économique des Montagnes offre des opportunités dans le développement d’ordinateurs et automates et dans l’appropriation culturelle de ces nouveaux outils.
Mais au-delà des intérêts pragmatiques convergents, Bitcoin s’accorde plus profondément avec le caractère indépendant et frondeur des Montagnons. La voie des Communs qui offre une alternative aux GAFAM, le do-it-yourself et un développement lowtech sont au cœur de l’invention de Satoshi Nakamoto et de la communauté mondiale qui entretient et développe ce protocole ouvert, public, neutre, sans frontière et résistant à la censure.
Le succès de la conférence de la semaine dernière n’était que le premier jalon. Nous comptons renouveler l’expérience à plus grande échelle.


























