Alors que le prix de l’essence flambe, les voitures électriques se profilent plus encore. Sans oublier les scooters et vélos électriques. Une tendance amorcée il y a quelques années déjà. Des marques créent de nouvelles gammes tandis que d’autre transforment les modèles existants… Et les prix baissent !
Le point avec Laurent Pignot, responsable de la communication du TCS : « L’offre augmente, mais la demande aussi. Le prix à l’achat ne constitue plus un frein. S’il faudra attendre des années pour que le parc automobile suisse soit composé en majorité de véhicules électriques, notre pays fait figure de bon élève, en comparaison de ses voisins. Seules la Norvège et la Hollande sont devant. »
Essence, hybride, électrique : que choisir ? L’autonomie n’est pas la même. C’est l’utilisation prévue qui devrait dicter le choix. « Si vous ne faites que des petits déplacements, une électrique fera l’affaire. Optez pour une hybride si vous partez de temps en temps en vacances. Ou une essence si vous faites beaucoup de kilomètres quotidiennement. Il ne faut pas oublier qu’une voiture électrique doit être rechargée. Et les locataires n’ont pas toujours la possibilité d’installer une borne de recharge à leur domicile. Un problème qu’il faut solutionner rapidement. »
Niveau durabilité, l’électrique gagne la course en Suisse. « Une électrique pollue plus à la production, mais moins à l’utilisation. En Suisse, grâce à notre mixité énergétique, en grande partie verte, il faut 30’000 km à la voiture électrique pour compenser son handicap. Il en faut 200’000 en Allemagne, pays tourné vers l’énergie fossile. » La durée de vie d’une électrique est la même qu’une essence : « Ce sont des voitures moins complexes donc plus fiables, et le moteur a une meilleure efficience ! Sans dire que les batteries électriques sont recyclables : elles servent à stocker de l’énergie pour les ménages par exemple quand elles sont trop vieilles pour les voitures. »