Le boom des mariages se confirme-t-il dans cette année post-pandémique ? Au Locle, à l’Etat civil des Montagnes neuchâteloises, Aude Tschanz relativise la reprise. « Difficile de donner un chiffre après trois mois dans l’année, mais je dirais 10% de plus. Il faut dire qu’on a continué de célébrer pendant la pandémie, même si avec moins de monde », note la responsable de l’Office d’Etat civil des Montagnes, au Locle.
Qui dit mariage dit traîteur, animateur, limousine, pasteur… et bien sûr fleurs. Pour ces dernières, au-delà du coup de stress, fleurir le grand jour d’un couple est un bonheur : « Les créations doivent être plus raffinées, mais solides en même temps. Il faut plus de précision dans le geste », note Catherine Perroulaz.
Si un « petit » mariage coûte en fleurs entre 500 et 1’000 francs, le budget peut monter bien plus haut. Bouquet de la mariée, des témoins, des demoiselles d’honneur, boutonnière de l’époux, décoration de la voiture, de l’église, de la salle, des tables…
Sur les bords du Léman, certains fleuristes ne prennent les mariages qu’à partir de CHF 10’000. « Ça fait envie, mais c’est aussi un gros défi », note Catherine. A qui les mariées donnent des directives de plus en plus précises : « On nous montre des photos tirées d’Instagram, souvent les mêmes. J’ai dû faire cinq fois la même composition avec rondins en bois et dentelles. Alors, on essaie de proposer des compositions plus originales. »
Au fait, si vous vouliez vous marier ces jours, n’hésitez pas : « Nous avons de la place demain », rigole Aude Tschanz. En précisant que son office dispose de dix salles dans son arrondissement : Brot-Plamboz, Le Cerneux-Péquignot, Les Brenets, La Chaux-du-Milieu, Le Locle, La Sagne, les Pts-de-Martel, La Brévine et La Chaux-de-Fonds.