L’épicerie participative a signé son bail.
Travailler bénévolement, trois heures par mois dans une épicerie, et profiter de prix sympas sur des produits locaux, bio et éthiques. En rémunérant au plus juste les producteurs∙rices. Ce concept d’épiceries est en vogue. Et La Chaux-de-Fonds aura la sienne, après l’été, sous le doux nom bien ciblé de « Le Rucher ». Une dizaine de personnes y travaillait depuis un an. « Le bail des locaux, rue de l’Industrie 22, vient d’être signé », se félicite Emilie Sammali, membre de la coopérative.
« L’idée, partie d’un groupe Facebook, a très vite plu. Il avait réuni 500 personnes en deux semaines ! On a lancé le projet début 2021. Non sans peine : ardu de dénicher un local adéquat, assez grand et sans travaux à prix exorbitants pour le mettre aux normes. Des travaux simples seront menés cet été Industrie 22 pour transformer les lieux. Peinture, déco, ameublement : il y aura du boulot. Et nous aurons besoin de bras », lance la coopératrice.
Pour ouvrir, Le Rucher doit réunir cent « coopérateurices », terme inventé pour inclure coopérateurs et coopératrices de l’épicerie ! « Indispensable pour réunir les fonds nécessaires au lancement. Nous en sommes à trente-cinq adhérent∙e∙s. Nous recevons régulièrement de nouvelles inscriptions. » Mais attention : le nombre est limité en fonction des capacité de l’épicerie. « Nous ne savons pas encore à combien. Alors, les gens intéressés ne doivent pas tarder à s’inscrire pour partager cette belle aventure avec nous. »
Il faut être membre pour faire ses achats! « Oui, et on le devient en achetant au moins une part sociale à 200 francs et en s’engageant à venir travailler trois heures par mois au Rucher. Tous les membres se sentent ainsi impliqués et ont leur mot à dire : choix des produits, mode de production, aménagements, etc. Pas question de salariés, tout le monde met la main à la pâte pour devenir consom’acteur ! Et puisque nous voulons rester accessible à tous∙tes, il sera possible de s’arranger pour payer sa part. Enfin, une application réservée aux membres permettra d’accéder à l’épicerie. »
Maraichers locaux approchés
Un groupe s’occupe de trouver les produits qui seront en vente. « Les critères : locaux, bio et dans la mesure du possible en vrac, le tout avec un prix qui soit accessible. Des maraichers du marcher ont été aussi approchés. Des collaborations avec d’autres commerces sont envisagées (commandes groupées). L’objectif est d’avoir au moins 80% des produits nécessaires dans un ménage. Nous veillerons aussi à limiter au maximum le gaspillage. »
En attendant que Le Rucher ouvre, on peut déjà devenir coopérateurice ! Modalités sur www.lerucher.ch.