A Montréal, elle rêve d’un festival pour sa ville

Julie Guinand

Noémy Braun fait une jolie carrière de violoncelliste au Canada. Avec son mari, accordéoniste moldave, elle projette une fête des musiques du monde pour sa Chaux-de-Fonds ! 

Durant quelques mois ou quelques années, elles sont allées vivre leur passion à l’étranger. Qu’elles y aient fait leur vie ou qu’elles soient revenues, leur cœur bat toujours un peu à 1000 mètres d’altitude. Nouveau portrait de notre série, avec la violoncelliste Noémy Braun.

Née à La Chaux-de-Fonds, Noémy y fait ses premières gammes au violoncelle avant de partir étudier à la Haute École de Lausanne, puis de Genève. En 2015, elle s’envole pour Montréal où elle finit de se former. Sept ans plus tard, elle y vit encore.

Avec curiosité et maestria, Noémy explore les musiques du monde, qu’elles soient brésiliennes, syriennes, marocaines ou moldaves.

En compagnie de divers ensembles, elle enregistre des albums et se produit de part et d’autre de l’Atlantique. Les projets fourmillent et avec son mari, brillant accordéoniste moldave, elle projette notamment de mettre sur pied un festival de musiques du monde dans sa ville natale !

 

– Le plus surprenant à Montréal ?

– Le bouillonnement ! Tout bouge beaucoup et très vite. C’est rigolo de revenir à La Chaux-de-Fonds et de retrouver les enseignes de mon enfance qui elles, n’ont pas changé.

 

– Qu’est-ce qui manque le plus, loin de La Chaux-de-Fonds ?

– Ma famille et mes ami-e-s ! Ce n’est pas facile d’être loin d’eux. De temps en temps, je regrette aussi les « renversés » du restaurant de la patinoire qui sont les meilleurs au monde !

 

– Votre regard sur la ville a-t-il changé en vivant ailleurs ?

– La Tchaux reste la Tchaux ! J’y suis attachée et je trouve vraiment impressionnant tout ce qui s’y passe !

 

– Un souhait pour notre ville ?

– J’aimerais bien que l’on crée davantage d’opportunités pour faire vivre une culture plus diverse. Par exemple en rendant davantage visibles les arts des communautés migrantes.

Série à suivre !   

Vous connaissez des Chaux-de-Fonnières qui roulent leur bosse ici ou ailleurs ? Mettez-nous en contact avec elles : Le Ô se fera un plaisir de partager leurs parcours, leurs succès, leurs galères… Les premiers portraits de cette série, initiée par Julie Guinand, ont présenté Garance La Fata, comédienne, Chrystelle Schafroth, Rachel Ummel et Pauline Roquier
(www.le-o.ch/portraits).

Noémy Braun : l’envie de créer avec son mari un festival des musiques du monde à La Chaux-de-Fonds. Et d’y retrouver les « renversés » du restaurant de la patinoire. « Les meilleurs du monde ! » (Photo : Ricardo Volpe Diaz)
Noémy Braun : l’envie de créer avec son mari un festival des musiques du monde à La Chaux-de-Fonds. Et d’y retrouver les « renversés » du restaurant de la patinoire. « Les meilleurs du monde ! » (Photo : Ricardo Volpe Diaz)

Série à suivre !   

Vous connaissez des Chaux-de-Fonnières qui roulent leur bosse ici ou ailleurs ? Mettez-nous en contact avec elles : Le Ô se fera un plaisir de partager leurs parcours, leurs succès, leurs galères… Les premiers portraits de cette série, initiée par Julie Guinand, ont présenté Garance La Fata, comédienne, Chrystelle Schafroth, Rachel Ummel et Pauline Roquier
(www.le-o.ch/portraits).

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Etudiant à l’ECAL, il réalise 20300 BLUES dans sa ville. Un décor à ciel ouvert. Notre ville et son urbanisme horloger offrent des scènes