7 ème Pompe pour les Marronniers

Joyce Joliat

Entre art et festivités : la Métropole horlogère pourrait bientôt accueillir un nouveau centre culturel 

Les locaux de l’ancien bar des Marronniers sont en chantier. A la place, La 7ème Pompe pourrait voir le jour. Un lieu culturel et social, proposant restauration, exposition, atelier, bar et concert. 

A l’origine du projet, la coopérative Futur Avancé, créée il y a 8 mois et regroupant 16 membres, de 19 à 40 ans. Rencontre avec trois d’entre eux, Marc Montavon, Max Havlicek et Timothée Bédat, qui signe le logo du projet. 

 

Evénements : prix libre

La 7ème Pompe prévoit aussi d’accueillir des événements culturels. « L’idée est de promouvoir la culture locale, sous toute ses formes ! Et son accessibilité : le prix des événements sera libre, pour permettre à chacun.e d’y assister selon ses moyens. » La programmation se voudra variée. « Le lieu est ouvert à toutes et tous. On cherche à valoriser un échange intergénérationnel et que chacun.e puisse y trouver son compte. L’inclusion est le mot d’ordre. » 

Des valeurs qui se retrouvent à la base du collectif, adoptant une structure de gouvernance partagée. « La philosophie associative et l’intelligence collective sont au centre du projet. On se base sur la charte Mycélium (ndlr : document fondateur du Réseau Mycélium), prônant la durabilité, le respect, l’horizontalité des membres et l’apprentissage constant. » 

 

Plus forts à 16

En novembre 2022, le Big Bang, situé vers la place du Marché, a fermé. Marc Montavon en était le propriétaire, avec Juliette Pellaton. « Le lieu a vite connu du succès, et a engendré des plaintes du voisinage. Il nous manquait de l’expérience pour gérer cela. Impossible de continuer. » La proposition de reprendre le bar des Marronniers tombe à pic. « Ce n’est pas le Big Bang qui déménage ! Une partie de l’équipe est la même, mais c’est un projet à part ! Et il n’est pas porté par une seule personne : on est plus fort.e.s à 16 ! » 

La place des Marronniers, plus adaptée ? « L’environnement est différent, mais La 7ème Pompe laissera aussi moins de place aux excès. On prévoit d’ouvrir de 9h à minuit. Il y aura des moments festifs, avec deux DJ set par mois, mais on favorisera les afterworks et les activités en journée. » De la concurrence pour les commerces de la place? « Au contraire. On adopte une dynamique anti-commerciale, en favorisant la synergie des acteurs locaux. »  La coopérative ne prétend pas combler un manque, mais amène un fonctionnement innovant. « Nos activités existent déjà dans la culture chauxoise. Nous souhaitons toutes les regrouper dans un même centre, en proposant l’offre la plus complète possible. »

L’ouverture est prévue idéalement au début de l’été. « Mais  cela ne dépend pas que de nous ! L’avancement des travaux joue aussi un rôle. » Il y a un peu d’appréhension : « C’est un grand investissement. On a beaucoup d’espoir, sans garanties. Mais aucun doute sur le projet ! On est convaincu.e de son intérêt. » 

 

Via un crowdfunding « La 7ème Pompe », CHF 60’000.- sont recherchés (lokalhelden.ch)

 

 

Un défi difficile à relever

Travailler dans le domaine de la culture n’est pas une mince affaire. « Je suis content de voir des personnes engagées, qui ont envie d’apporter de la nouveauté ! » confie Marc Josserand, délégué des affaires culturelles. « Mener un projet de manière autonome peut toutefois être difficile, notamment économiquement. Le risque est de devoir fermer au bout de quelques années, par manque de subvention. Un modèle économique adapté est nécessaire. » Un marché comptant beaucoup d’acteurs. « Il faut être à l’écoute de ce que font les autres, et s’insérer dans un tempo. L’innovation se fait surtout par le contenu proposé par les artistes invités. »

 

Tous les membres mettent la main à la pâte pour la gestion des travaux. (Photo : comm)
Tous les membres mettent la main à la pâte pour la gestion des travaux. (Photo : comm)

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