Oxmo Puccino va quitter la scène mais pas avant un petit tour au Corbak !

Lieven Humbert

Le grand Monsieur du rap français Oxmo Puccino est la tête d’affiche du samedi 23 mai au Corbak Festival. En plus de ces nombreux classiques, il vient y présenter son ultime album La hauteur de la lune qui sonne comme un au revoir.

Oxmo Puccino, pourquoi un « ultime » album ?

Ça fait 30 ans que je fais ça et c’est une chance incroyable. Mais j’estime être arrivé au bout des révolutions qui me sont arrivées. Je n’arrête pas la musique pour autant, les années m’ont donné un répertoire qui me permettra encore de faire de la scène.

 

Pourquoi maintenant ?

La période Covid m’a permis de m’exprimer dans d’autres domaines que je pensais repousser longtemps encore. Finalement, j’accepte de tourner la page.

 

Avec une carrière de plus de 30 ans, vous estimez avoir fait le tour. Combien de révolutions avez-vous connu ?

J’ai commencé aux bandes magnétiques, chaque morceau pesait 8 ou 9 kilos. On allait faire mixer les albums dans un camion. Ensuite il y a eu Pro Tools, les CDs, les mp3 et maintenant le streaming. Avec l’arrivée de l’IA, la valeur est à présent dans la rareté et la communication. J’ai décidé de mettre mon énergie ailleurs. Mon but c’est d’être entendu et les chansons sur les plateformes ont de moins en moins cette chance.

 

C’est sûr que l’IA bouscule les codes, comment s’adapter ?

Sur les plateformes, on trouve de plus en plus de musique générée par intelligence artificielle. Ça nous laisse moins d’espace pour nous exprimer alors je ne vois plus que la scène comme espace pour moi.

 

Quel a été votre contact à cette intelligence artificielle ?

Lorsque ChatGPT est arrivé, j’ai compris tout de suite où on allait. Un ami lui a fait rédiger un texte qui aurait pu être le mien… Ça m’a tellement frappé que j’en ai fait un challenge pour écrire d’une manière inattendue mon album. Au final, j’apprécie beaucoup ces textes qui changent de ce que j’ai fait avant.

Que racontez-vous dans ces nouveaux textes ?

Je parle plus à la première personne du singulier, les textes sont plus intimes. J’ai traité de sujets qui nous concernent tous, sans aller pour autant dans une philosophie profonde. C’est une écriture qui demande moins d’effort d’interprétation mais j’ai réussi à garder différents degrés de lecture. Ces morceaux sont pour le public. Comme un au revoir qui termine comme on a commencé, mais en mieux.

 

Ce ne sont pas pour autant vos derniers textes ? Vous n’arrêtez pas d’en écrire ?

Je serai encore dans les studios mais plutôt pour des collaborations avec d’autres artistes que j’aime beaucoup, ou pour de plus petits projets, des choses encore plus intimes.

 

Vous mentionniez aussi que la valeur est dans la communication ?

Lorsque je me suis rendu compte qu’un influenceur qui sortait un disque avait beaucoup plus d’écoutes qu’un musicien, j’ai compris que les règles avaient changé. La valeur n’est plus dans la proposition mais dans l’exposition.

 

On vous retrouve maintenant sur ARTE Radio, dans nos listes de lecture et au théâtre. Que nous réserve la suite ?

J’adore cette question, elle me rappelle le choix que j’ai fait d’être dans l’instant présent. Je ne me préoccupe pas de la suite. Ce qui se passe maintenant est déjà incroyable. Je trouve ça merveilleux et je vis pleinement sans réfléchir à demain, je suis confiant.

Photos : Jérémy Beaudet
Photos : Jérémy Beaudet

Que racontez-vous dans ces nouveaux textes ?

Je parle plus à la première personne du singulier, les textes sont plus intimes. J’ai traité de sujets qui nous concernent tous, sans aller pour autant dans une philosophie profonde. C’est une écriture qui demande moins d’effort d’interprétation mais j’ai réussi à garder différents degrés de lecture. Ces morceaux sont pour le public. Comme un au revoir qui termine comme on a commencé, mais en mieux.

 

Ce ne sont pas pour autant vos derniers textes ? Vous n’arrêtez pas d’en écrire ?

Je serai encore dans les studios mais plutôt pour des collaborations avec d’autres artistes que j’aime beaucoup, ou pour de plus petits projets, des choses encore plus intimes.

 

Vous mentionniez aussi que la valeur est dans la communication ?

Lorsque je me suis rendu compte qu’un influenceur qui sortait un disque avait beaucoup plus d’écoutes qu’un musicien, j’ai compris que les règles avaient changé. La valeur n’est plus dans la proposition mais dans l’exposition.

 

On vous retrouve maintenant sur ARTE Radio, dans nos listes de lecture et au théâtre. Que nous réserve la suite ?

J’adore cette question, elle me rappelle le choix que j’ai fait d’être dans l’instant présent. Je ne me préoccupe pas de la suite. Ce qui se passe maintenant est déjà incroyable. Je trouve ça merveilleux et je vis pleinement sans réfléchir à demain, je suis confiant.

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