Perché à 1200 mètres d’altitude, le Communal de La Sagne est un lieu particulièrement prisé des randonneurs, vététistes et pique-niqueurs des Montagnes. Entre le retour des torées et les balades automnales, cette vaste étendue offre une belle occasion de (re)découvrir les hauteurs du Jura neuchâtelois.
Vendredi dernier, plusieurs classes du Locle ont pris de la hauteur à l’occasion de leur course d’école, dans une ambiance détendue. Depuis la piscine du Communal, les écoliers ont pris la direction du Mont-Pugin et de La Baume avant de se rendre aux Ravières. Longeant une forêt aux reliefs légèrement escarpés, les jeunes promeneurs ont pu observer le magnifique panorama de La Chaux-de-Fonds. Redescendant aux Entre-Deux-Monts, les collégiens ont ensuite gravi une dernière colline pour rejoindre le Communal de La Sagne.
Dix hectares de nature et d’espace de liberté
Au terme de ces 4 kilomètres de marche, un terrain de jeu de près de 10 hectares s’offrait à eux. Frisbee, foot, Loup-Garou, Uno et discussions ont rapidement pris possession des lieux pour le plaisir de tous. « C’est un moment d’échange qui permet, tout en communiant avec la nature, de tisser des liens entre les élèves, mais aussi avec les professionnels », rappelle Kilian Winz, directeur du cercle scolaire du Locle. « Par chance, le calendrier a permis aux classes de renouer avec notre emblématique tradition neuchâteloise. »
Un territoire où s’écrivent de belles histoires
Avec la levée des interdictions de faire du feu, une grande torée avait été préparée par Laurent Bachmann et l’équipe des enseignants de travaux manuels. Au menu : marshmallows et cervelas pour les plus jeunes, traditionnels saucissons neuchâtelois pour les adultes. Après quelques heures, les élèves sont redescendus des étoiles plein les yeux et des souvenirs plein la tête. Côté histoire, le Communal de La Sagne plonge ses racines au Moyen Âge. En 1399 et 1400, les seigneurs de Valangin octroient en effet la jouissance de ce territoire aux Sagnards et à l’ensemble de la communauté. Assurément, avec ses paysages exceptionnels et ses couleurs automnales, « le Communal » n’a pas fini d’écrire de belles histoires.




























