Alors que l’Europe connaît un nouveau mouvement de contestation des étudiants, les Feel Floyd et leurs reprises de Pink Floyd résonnent comme une étonnante actualité. Une chose est sûre : au Locle, le groupe lausannois a fait vibrer la salle de La Grange Deluxe ! Daddy… Just another brick in the wall !
« Il faut faire vivre cette musique et assurer la transmission entre générations », rappelle Mario Notari, Loclois et fan de la première heure de Pink Floyd. « J’ai vécu mes premières expériences au son des mélodies techniques et planantes des « Flamants roses »… Et en plus, ce soir, on est à la maison ! » Son épouse, Catherine, et son amie Florence Pescante partageaient pleinement son enthousiasme.
« L’acoustique de la salle est remarquable ! »
Michael Gabriele, ancien Loclois désormais établi à Lausanne, enseignant et musicien, ainsi que son amie Kudimba Mbemba, danseuse et BDiste, ne cachaient pas non plus leur plaisir : « L’acoustique de la salle est remarquable ! Le Locle recèle de trésors. Franchement, je conseille à tout le monde de faire le voyage… Pardon le déplacement jusqu’ici. » Un appel soutenu par le batteur du groupe Boris Vonlanthen qui ne tarit pas d’éloges sur la Mère commune : « Nous allons revenir ! Les Loclois sont super sympas et hyper accessibles. » Une belle déclaration de la part d’une bande de copains, bien décidés à faire (re)vivre ce pan incontournable de la musique mondiale.
Écho au mouvement de contestation estudiantine
Reste à savoir si le mouvement de contestation estudiantine débouchera sur une transformation de la société comme en 1848, 1918 ou 1968. Peut-être en 2028 ? En tout cas, les générations, jeunes et moins jeunes, ont repris en chœur les titres de Gilmour et ses complices : Wish you where here (j’aurais aimé que tu sois là)… Le public et les fans, eux, étaient bien là ! Hush now baby, don’t cry (Chut, mon bébé, ne pleure pas)… Le groupe Feel Floyd reviendra et nous, on sera là. Et ça se passe où ? « Au Locle, bien entendu ! » Après un tel spectacle, il faut « redescendre » et reprendre calmement le « feel » de nos vies. Mais ça prend un moment. Au moins le temps d’écrire ces quelques lignes…




























