L’effort de guerre n’a pas de prix !

Par Anthony Picard

Le Grand et le Petit Satan ont soufflé Ali Khamenei. Débutée il y a 47 ans avec la prise d’otages de 52 Américains à l’ambassade de Téhéran, la crise avec l’Iran n’a jamais cessé. Fâché par la décision de Washington de donner asile au shah d’Iran, l’exilé des Yvelines Rouhollah Khomeini frappe les esprits en gardant son butin pendant 444 jours. Le Guide suprême contribue à tourner en ridicule les USA lors d’une tentative d’exfiltration avortée. Ennemi juré d’Israël, l’Iran, qui voulait rayer l’État hébreu de la carte, a financé des milices armées à Gaza, au Liban, au Yémen, en Syrie et en Irak. Multipliant les provocations, trop belliqueux et trop nébuleux, les dirigeants haineux de cette puissance militaire menaçante étaient devenus des hommes à abattre.

En Suisse, pays des affaires, ce n’est pas l’uranium qui s’enrichit mais le cartel du pétrole. Alors que les réserves ont été constituées avec du pétrole bon marché, la fermeture du détroit d’Ormuz se répercute immédiatement à la pompe. Bientôt 2 francs le litre de sans plomb (!), et alors ? Si vous parcourez en moyenne 15 000 km par an au volant d’une Tiba, donnée à 7 litres aux 100, le surplus par jour restera inférieur à 1 franc. Une contribution de solidarité, somme toute bon marché.

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