Un 88e concert annuel sans fil rouge mais avec contrastes !

Par Kevin Vaucher

La 88e édition du concert du chœur des Rameaux n’offre pas de ligne directrice claire dans sa programmation. Mais n’y voyez aucun manque de préparation ! Cette relative liberté de tons et demi-tons permettra d’explorer différents styles avec une volonté assumée de jouer sur les contrastes entre le baroque et le classique. « Cette diversité était le plus gros challenge dans la préparation du chœur. Mon rôle a notamment été de bien faire comprendre les marqueurs de ces 2 styles ainsi que leurs différences », révèle Olivier Pianaro qui officie à la direction de cette double sortie mélodique des 28 et 29 mars.

De 9 h à 12 h et de 13 h 30 à 17 h. Non, ce n’est pas l’horaire de travail des ouvriers de la fabrique du coin mais le programme des journées de chant qui ont jalonné la préparation de ce concert. « Des fois, je les laissais filer un peu avant quand je voyais que certains étaient en train de somnoler un peu sur la fin », rigole le toujours très positif Olivier Pianaro. Mais au fait, ça se prépare comment un concert mi-baroque mi-classique ?

Transmettre des émotions, ça s’entraîne !
« Voilà une chouette question Kevin ! Préparer un chœur à interpréter du Caldara (1670–1736), du Hummel (1778–1837) et du Mozart (1756–1791), c’est notamment un travail sur la compréhension des émotions de l’œuvre. Je ne dois pas seulement réussir à les faire ressentir aux choristes mais je dois surtout veiller à ce que leur interprétation réussisse à les transmettre au public. Car c’est ça le but d’un concert : transporter le public là où on veut qu’il aille, à travers les émotions portées par la musique. » Voilà une belle définition, très poétique !

Un peu de tragique ou vous préférez la gloire ?
Dans ce torrent d’émotions, la première vague viendra du baroque, autrement appelée la période de Bach. Une époque marquée par la polyphonie où plusieurs lignes mélodiques se superposent. « C’est une musique très intense avec beaucoup de variations. Antonio Caldara est né « en plein dedans » si je puis dire. En 1670, Bach est encore vivant et son influence loin d’être terminée », vulgarise le Neuchâtelois Olivier Pianaro. « Hummel arrivera près de 100 ans plus tard. On sera déjà totalement sur autre chose. » Là où le Stabat Mater de Caldara (au programme du concert) joue sur le tragique (la mort de son fils), le Te Deum en ré majeur de Hummel se veut plus glorifiant, avec trompettes et tutti quanti. C’est bien résumé Olivier ?
Mozart, c’est pas un peu classique ?

« Pas mal ! Mais n’oublions pas de parler de la 3e œuvre de cette 88e édition que l’on doit à Mozart bien sûr. » Oui, volontiers mais pourquoi Mozart, ce n’est pas un peu classique ? « D’abord parce que j’aime Mozart et c’est déjà bien (il rigole). Ensuite parce que sa Symphonie en la majeur (KV 201) et sa Messe du couronnement (KV317) sont joyeuses et énergiques. » Ah je vois. Toujours cette envie de maintenir réveillés les spectateurs… « Peut-être (il sourit). Il faut se rendre compte que Mozart écrit cette symphonie à 18 ans et que c’est déjà sa… 29e symphonie. Et même s’il a été prolifique, il a écrit 2 fois plus que Haydn (104 symphonies). Preuve qu’au fil du temps c’était difficile d’innover et d’apporter qqch qui n’avait encore jamais été fait. » Ainsi, Beethoven s’est contenté de 9 symphonies et Schumann… de 4. Bien loin des 88 éditions du concert du chœur des Rameaux !

Le concert des 28 mars (19h30) et 29 mars (17h) en chiffres

: c’est le tarif d’entrée pour ce concert à la Salle de musique de La Chaux-de-Fonds. Une collecte sera organisé avec une participation recommandée de 30 francs (à titre indicatif)

9 : C’est le nombre de mois qu’il a fallu pour travailler ce concert, sous la direction d’Olivier Pianaro, chef de Chœur « des Rameaux » et chef titulaire de Symphonia Genève.

70 : C’est grosso modo le nombre de choristes qu’il devrait y avoir sur scène. Il faudra y ajouter une grosse trentaine de musiciens, 4 solistes et 1 organiste.

Le concert des 28 mars (19h30) et 29 mars (17h) en chiffres

: c’est le tarif d’entrée pour ce concert à la Salle de musique de La Chaux-de-Fonds. Une collecte sera organisé avec une participation recommandée de 30 francs (à titre indicatif)

9 : C’est le nombre de mois qu’il a fallu pour travailler ce concert, sous la direction d’Olivier Pianaro, chef de Chœur « des Rameaux » et chef titulaire de Symphonia Genève.

70 : C’est grosso modo le nombre de choristes qu’il devrait y avoir sur scène. Il faudra y ajouter une grosse trentaine de musiciens, 4 solistes et 1 organiste.

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