Replongeons-nous dans les années 1900. Le bois, le charbon puis le gaz (un peu plus tard) constituent les différentes façons de se chauffer. Mais, en 1926, à 1000 mètres d’altitude, une petite révolution va soudainement tout changer. Le premier chauffage à distance du pays est installé à La Chaux-de-Fonds grâce à une idée totalement visionnaire : profiter de la vapeur émise par les énormes machines de l’usine électrique – alors perdue au milieu des champs – pour offrir une solution de chauffage collective. Cent ans plus tard, Viteos (en collaboration avec Vadec) l’utilise encore comme levier stratégique pour atteindre ses objectifs climatiques et renforcer notre indépendance énergétique. Durant plusieurs semaines, Le Ô vous propose de mettre en valeur ce joyau qui offre une énergie propre et locale à travers son histoire, des anecdotes et les gages d’avenir d’un centenaire qui n’a rien d’un fossile et qui permet même de s’éloigner de… l’énergie fossile justement.
Anecdote numéro deux : Pourquoi les tarifs sont considérés comme trop chers par certains ?
Les conflits mondiaux et les crises énergétiques, souvent liés, mettent en évidence le besoin toujours plus marqué de pouvoir compter sur des sources d’énergie régulières, indépendantes et basées sur un coût stable. « Même si certains nous jugent parfois un peu trop chers, Viteos joue un rôle majeur dans la stabilité des prix et cette stabilité a un coût pour nous », appuie Josette Frésard. L’autre explication est plus concrète encore : « Nos différents projets font systématiquement l’objets de procédures judiciaires et de recours. Investir dans le développement est devenu quelque chose qui coûte de plus en plus cher. Malgré tout, chaque franc gagné par Viteos est aussitôt réinvesti dans le maintien et le renouvellement de nos infrastructures locales. Finalement, le chauffage à distance est aussi un carrefour symbolique complexe entre une chaîne de partenaires et de valeurs dans l’ensemble des Montagnes neuchâteloises. »



























