Est-ce que vous vous souvenez de décembre 2024 ? Pour le Bikini Test, c’était le moment de tirer la sonnette d’alarme une première fois quant à sa situation financière. En février 2026, la salle annonçait un nouveau programmateur, une nouvelle stratégie et des pertes grandement limitées ! Nous voici en fin de saison pour le Bik’ et l’heure a sonné pour un nouvel état des lieux. Le programmateur Thomas Menant nous explique la nouvelle jeunesse du lieu.
« C’est dur de se prononcer, j’ai organisé mes premières dates pour octobre 2025 donc c’est encore trop proche pour avoir le recul nécessaire. Il y a cependant eu de belles dates en décembre, Stephan Eicher et Biga*Ranx ont affiché complets. Ensuite, il y a eu Phanée de Pool en février, une super date quasi complète. C’est vraiment un joli coup ! »
Le « déjà connu », ça coûte cher !
Qu’est-ce qui a évolué dans la philosophie de travail ? « L’idée, c’est de reprendre les mêmes bases en continuant à faire deux soirées par mois dès notre rentrée d’octobre 2026. On ne peut pas encore voir plus gros. Quand j’organise une soirée c’est que je pense ne pas dépasser nos frais. » Ne plus prendre de risque, qu’est-ce que ça veut dire pour une salle, on est loin de l’époque où on avait le luxe de découvrir des petites pépites, non ? « C’est vrai. Et puisqu’on a perdu cette habitude de faire confiance aux salles pour les découvertes, on doit programmer du déjà connu et ça nous coûte plus cher. »
Démocratiser le lieu et élargir le spectre
Comment s’annonce la suite ? « On veut attirer un public hyper large, avec des spectateurs de 15 à 85 ans. On ne peut plus se permettre les soirées de niche. Il y a tellement d’offres culturelles partout, on se doit d’être le plus large possible. Depuis la nouvelle programmation, les gens ont tendance à regarder à l’avance et à avoir hâte. Ça en fait un événement à part entière plutôt qu’une sortie habituelle. » S’ajoute à cela une idée nouvelle : « Celle de développer la médiation culturelle en faisant visiter la salle aux classes du Haut et d’ailleurs. On espère démocratiser le lieu auprès des futurs artistes et fans de soirées. »


























